Négociation et Manifestation : on a testé pour vous.
Prise de contact sympathique avec les consœurs et confrères présents, avec un rien de froid dans l’attitude des ordinés à l’évocation de Skud, alors qu’il n’y a vraiment pas de quoi.
Ambiance clanique de type mammiférienne des deux syndicats, au départ.
Le portillon métallique s’entrouvre et des confrères s’y engouffrent, avec en tête le représentant de la FFMKR (le valeureux en rouge qui tient la porte ouverte sur la vidéo), suivi par d’autres MK de tous bords.(ayant enfilés malencontreusement le T-shirt du SNMKR offert).
Les vigiles avaient reçu des consignes sévères sur le scénario habituel face aux médias afin de diaboliser les manifestants (barrage, insultes) et il y eu deux blessés de leur coté.
Il convient ici , de rétablir la vérité par le visionnage de cette vidéo :
Car la course à l'échalotte cotisante des syndicats fait que chacun tire la couverture à soi jusque dans la réunion devant la directrice de la CPAM où j’ai dû leur demander de cesser cette querelle stérile (savoir qui, des deux a initié le mouvement), à pleurer quand on connaît les urgences de la profession.
Passons aux choses sérieuses.
Ayant passé le portillon sans retour, j’ai pu participer à la réunion avec la très sympathique directrice de la CPAM du 13.
Après quelques interventions constructives, la directrice me donna son courriel pour des compléments d’information.
Nous allons donc lui communiquer la véritable image de la profession établie par notre sondage, un argumentaire sur la valeur de l’acte moyen de 1980 à 2009 (qui devrait être en euros constants à 27 euros en lieu et place des 16,3 euros actuels Soit un AMK à 3,32 euros!), un exemple de contrat local de CPAM qui n’aurait pas du voir le jour, le fait que nous ne sommes pas comptables de la sécurité sociale et bien d’autres informations en lien direct avec les soucis de tous les jours des Masseurs-Kinésithérapeutes.
Un courriel similaire sera envoyé à toutes les directrices et tous les directeurs de CPAM de France.
Un truc pour les syndicats: laisser les plus burnés s'occuper des négociations quitte à les faire appeller pour la signature. Nos lobbyistes doivent investir le CNPS et l'UNPS. Question de répartition des charges.
Cela évitera le triste spectacle des désaccords internes étalés en place publique et aurait comme vertu première de ralentir les vocations carriéristes de certains représentants qui songent plus à la politico-stratégie national de leur syndicat qu'à l'intêret général de toute une profession.
Djef