Le conseil national de l'ordre censure les Kinéskuds
Avions-nous tort de prévenir ?…
Nous tenons à porter à votre connaissance le fait qu’à notre insu diverses tentatives d'intimidations et de pressions ont été réalisées le 2 mars 2009 par l'avocate de l'Ordre, Madame Mathilde Guest, pour obtenir de notre hébergeur la fermeture immédiate du site Kiné-Skuds. Ce dernier repoussant la demande pour raisons non fondées.
Monsieur René Couratier, président du comité national de l’Ordre dont se réclame cette avocate, a été saisi par le bureau des Skuds. Aucune réponse à ce jour. Qui ne dit mot consent…
Nous savons que, de son côté, un syndicat de salariés a eu à subir ce genre de pressions. Un célèbre fabricant de logiciels professionnels se voit, lui, adoubé à la demande formelle d’interdire les pseudos sur son forum, afin de mieux cerner qui dit quoi. Un troisième, proche de la formation continue, de censurer tous propos tenant à l’Ordre. Un quatrième (dont nous attendons confirmation du nom) contraint sous la menace de mettre la clé sous la porte…
Ces manières liberticides d'agir, de vouloir museler par tous les moyens, même les plus douteux et les plus illégaux, la liberté d'expression, bien sûr inquiètent, d’autant plus qu’elles émanent de personnes supposées être les garants moraux de la loi, ainsi que d’une professionnelle de ces mêmes lois.
La censure, qu’elle soit affichée et brutale, ou pernicieuse et intimidante, n’est jamais signe de bonne santé pour une démocratie, ni de pérennité pour les pouvoirs qui l’utilisent.
Et c’est avec une certaine tristesse que nous devons constater que l’Ordre, jour après jour, ressemble à s’y méprendre à l’image liberticide des pires cauchemars que nous en redoutions. Mais, sans doute plus triste encore, nous qui depuis des années sommes friands de débats avec nos consœurs et nos confrères sur l’ensemble de la blogosphère professionnelle, c’est d’observer que là où jadis les uns les autres s’interpellaient avec humeur, gaieté, spontanéité, et une certaine agitation effervescence, tout aujourd’hui n’est plus que prudence, propos lénifiants, et menaces de procédure diffamatoire que l’on se balance au visage au moindre propos.
L’Ordre effectivement, et quoi qu’en pensent certains, à d'ors et déjà bouleversé en profondeur la mentalité de notre profession…
Nous souhaitons, pour terminer ce propos, mettre en garde Monsieur René Couratier contre toutes tentations de dérives autocratiques, émanant de tout ou partie de l’Ordre mais, de toute évidence, cautionnée par le silence coupable de son président national ; aucun pouvoir ne s’installe durablement sur la brutalité.
Léon, dans ses vœux 2009, avait prévenu combien l’Ordre a une assise d’estime peu démocratique et extrêmement fragile, un avenir encore peu pérenne, et combien cette année-ci, sans un bouleversement profond et radical des mentalités internes, serait pour cette toute jeune, mais déjà si inquiétante institution, l’année de tous les dangers et peut-être même de sa fin. Force est de constater que l’Ordre, au dialogue, a préféré substituer la fuite en avant…
Au-delà d’une cotisation que d'aucuns juge abusive, du déménagement du comité national de l’Ordre vers des locaux parisiens somptuaires tandis que tant de comités départementaux, eux, tirent la langue pour boucler les fins de mois difficiles, nous attendions l’Ordre sur la défense de la profession contre les multiples effractions dont elle est aujourd’hui victime (esthéticiennes, STAPS, ergothérapeutes, psychomotriciens, ostéopathes, centre de rééducation, etc.). Force est de constater - et nous ne pouvons pas ne pas avoir également une pensée pour nos collègues de Toulouse — que seuls nous remontent de l’Ordre aujourd’hui ses uniques faits d’armes envers ses propres pairs…
Nous tenons cependant à faire une profonde distinction, au sein même de ce nouveau corps de métiers qu’est l’Ordre, et à saluer la qualité d’esprit, la modération, et l’abnégation que nous savons chez certains pour qui nous avons le plus profond respect. Nous avons simplement le regret que ces qualités, si nécessaires dans l’exercice d’une telle fonction, ne soient pas l’apanage de tous, tant s'en faut.
Plus regrettable encore est qu’aujourd’hui, sous la menace, nous ne pourrons plus le dire ni en expliquer le distinguo.
L’on nous demande de retirer un article, supposé diffamant ? Nous l’avons fait. Car, bénévoles, nous ne sommes pas de taille à lutter contre l’armada financière violente dont nos cotisations ont doté le bras armé de l’Ordre et dont il se sert largement à présent pour museler sur le territoire français la parole et le droit d’expression. Pour autant, les Skuds, et l’idée qu’il se font d’un métier noble, perdureront.
L’Ordre, moins de trois ans après son putsch syndical, d’une main de plomb, vient d’imposer le silence à toute une profession. A-t-il remporté son pari de gagner les cœurs ? Pas si sûr.
Mais, à défaut d’être aimé, il saura, de toute évidence, se faire respecter…
Une fois n’est pas coutume, moi qui fondais en elle tant d’espoir, et raison de ce site et de toute l’énergie qu’ensemble nous y avons dépensé sans compter, je conclurai cet article en disant ; pauvre profession…
Si les Skuds venaient à disparaîtrent subitement de la toile, vous en sauriez à présent la raison.
L’équipe des Skuds
"Paris, le 2 mars 2009
Madame, Monsieur,
Nous venons vers vous en notre qualité de Président du Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes.
Nous avons en effet constaté que le site http://www.projetmk.com a diffusé un article à caractère diffamatoire et injurieux, tant envers Monsieur Patrice CARRAUD, Président du Conseil de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes de Haute-Garonne, qu’envers le Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes.
Cet article a été écrit à la suite de l’assignation par le Conseil de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes de Haute-Garonne devant un Tribunal Civil de praticiens exerçant de manière illicite en France.
Monsieur Patrice Carraud et le Conseil Départemental de Haute-Garonne sont à cet effet comparés dans cet article aux collaborateurs des années sombres de notre histoire.
Il est en effet mentionné :
« La dictature, d'ailleurs, parlons-en. Voilà que vous envoyez vos seconds couteaux, vos barbouzes toulousaines pour massacrer une vingtaine de nos frères. Honte à vous tous! Le reproche? Ne pas s'être prosternés à vos bots pieds, avoir refusé de satisfaire au racket imposé.(…)
Vingt pauvres petits kinés, tirés au sort parmi tout un tas d'autres. Comme un rappel de temps que nous n'avons heureusement pas connus, mais que l'on a étudiés. Vingt martyres envoyés au peloton du pognon. »
Le Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes est par la suite directement mis en cause dans ce même article :
« Dirigés par des politocards (pas beaucoup du lot qui ont leur carte au PC...), tous rêvants de fouler les parquets des ministères, des cabinets, bien assis dans leurs costumes, la rosette poitrinaire dégoulinant de mauvais gras, serrant à la louche les pinces des quelques importants du moment en vous poussant du col comme des cadors courts sur pattes, avec vos bien maigres années d'études (combien d'années pour être kiné à l'époque?), vous sentant au niveau de tous ces énarques, ces ronds de cuir. »
Monsieur René Couratier, Président du Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes, est également personnellement mis en cause :
« Et l'on devrait faire confiance à des types bientôt plus concernés par la Carpimko que par la convention pour décider de l'avenir de la profession? Nous n'avons pas plus de reproches à vous faire qu'à votre prédécesseur. Lorsque vous serez vice-président (puisque c'est l'avenir de chaque président non réélu), un autre prendra votre place, issu des mêmes centrales, des mêmes réseaux, des mêmes promotions. Et dilapidera à son tour le trésor mon seignor! »
Cet article se termine par un dessin, se voulant humoristique mais pour le moins insultant, tentant de représenter les vingt masseurs-kinésithérapeutes assignés en justice, enfermés dans une cage comme l’étaient les prisonniers juifs des camps de concentration.
L’adresse URL contenant ces propos manifestement injurieux et diffamatoires est la suivante:
http://www.projetmk.com/article-27876788.html
Nous vous informons donc du caractère manifestement illicite des écrits et dessin ci-dessus mentionnés et vous demandons de bien vouloir les supprimer et, à l’avenir, de ne plus diffuser aucun article de nature injurieuse et diffamatoire envers une quelconque structure de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes ou l’un de ses membres.
Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à notre demande, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.
René COURATIER
P/O Mathilde GUEST
"
* * *
A, Monsieur René Couratier
Président du CNO
Cher confrère,
Nous recevons avec surprise ce jour un courrier de madame Mathilde Guest (?) se revendiquant de vous.
En parallèle, notre hébergeur nous informe d’une tentative de cette même personne pour l’intimider fortement et le sommer de fermer notre site dans l’instant.
Cela nous étonne à plusieurs titres.
D’une part la méthode, maladroite, qui n’est ni légale ni très respectueuse des us et coutumes, des libertés individuelles et du droit d’expression. Or, nous vous savons trop subtil politiquement (pour vous avoir reçu en interview sur notre propre site) pour prendre le risque très dommageable de voir cette regrettable affaire étalée dans la presse professionnelle et portée au pinacle, plaçant l’Ordre de facto sous un atour liberticide, qu’il lui est justement largement reproché en ce moment…
D’autre part, nous avons toujours montré du respect pour votre personne, que nous apprécions pour nous avoir donné un « coup de pouce » de départ par votre présence en nos colonnes, ainsi que notre attachement à l’Ordre - et vous le savez - et nous lui avons toujours fait, indirectement, un discret, mais constant soutien.
Ce qui ne sous-tend pas que nous partageons toutes vos options, ni celles, très fâcheuses à notre sens, de certains de vos CDO.
Les SKUDS, que cela plaise ou non, ont leur style. Et il semble, par beaucoup, notamment la quasi-majorité des présidents de nos syndicats, avoir été entendu dans son aspect pédagogique. Nous avons égratigné, toujours confraternellement, de nombreuses institutions ou centrales représentatives, à la recherche d’une vérité que nous aimerions bien que l’on cesse de nous compter… Nous avons le regret de comprendre ce soir que vous êtes les seuls à vous en offusquer en vous attachant, d’une manière sans rapport, à la forme plus qu’au fond
de nos idées. Est-ce vraiment à votre avantage ? Vous deviez y réfléchir…
Si notre liberté d’action peut se plaire à vous renforcer parfois dans vos fonctions, sachez souffrir qu’elle se comprenne également libre de ne pas adhérer le doigt sur la couture du pantalon à chaque de vos modalités et à ne pas devoir en souffrir pour autant d’être censurés, menacés ou traités comme un Blog de teen-agers dont les parents ont décidé soudainement de couper la prise Internet…
Pour toutes ces raisons, et les conséquences inévitables qu’un manque d’explications de votre part entraînerait, nous vous serions reconnaissants de vouloir bien nous préciser si effectivement Madame Guest peut s’enorgueillir d’avoir parlé ou non au nom de Monsieur René Couratier ? Ce que, de personne à personne, nous trouverions fort décevant.
Dans l’espoir d’une réponse prochaine, qui éviterait l’amplification de cette petite affaire, veuillez recevoir, cher confrère, l’expression de nos considérations les meilleures.
L’équipe des SKUDS
La réponse d'over-blog:
"Bonjour,
nous avons reçu ce jour un courrier de la part de madame Mathilde GUEST, se disant représentante de l'ordre des Masseurs Kinésithérapeutes, et nous demandant la fermeture de votre blog en raison de textes jugés par eux diffamatoires.
Nous leur avons répondu que nous ne ne donnions pas suite à ce type de demande en l'absence de texte clairement diffamatoire/injurieux, je vous demande donc de faire attention pour l'avenir aux contenus que vous mettrez en ligne sur votre blog (en l'état, la demande de Madame Guest a été considérée comme abusive et aucune suite n'y sera donnée). "
PS: nous déclinons toute responsabilité, bien sur, à l'utilisation du cache de google.