Archive des billets d'humeur

Billet du mois de juin 2008:

De tâtonnement à  la démolition.


D.E.P, puis plus de D.E.P, puis perte de l'accord tacite avec bilan initial, puis sans bilan initial, imposition d'un ordre, projet de restriction des décrets de compétences, mise en concurrence : la profession est bousculée dans ses fondations. Sur fond de crise économique, de commission Attali, de déremboursement, de désengagement de l'état des systèmes traditionnels de solidarité, la notion de rentabilité fait une percée dans le monde de la santé.Le tâtonnement apparent n'est pas dû à l'incohérence des attaques, mais plutôt à l'inconsistance et la frivolité de ses défenseurs.Y aurait-il collusion, conflit d'intérêts, complicité de nos têtes représentatives avec les énarques en charge de la démolition ?


Combien de temps, encore, va-t-on rester contemplatifs, méditatifs, oisifs et passifs ? 


Billet du mois de juillet/aout 2008:

 L'Ordre à deux vitesses

Il y avait deux manières d'aborder la problématique ; comprendre la dissidence ou sortir la schlague. Laquelle l'Ordre a t-il choisi?...

Face à ce hold-up syndico-ordinal, le monde salarial s'est d'avantage mobilisé, sa cotisation sera donc moindre et les "contrevenants" se verront graciés. Le libéral paiera la note salée. Dès septembre, il sera "déconventionné" par les caisses s'il n'apporte pas la preuve de son allégeance sonnante et trébuchante au "tableau".

L'Ordre, comme tout "Ordre" est notre ami, surtout l'ami des forts...

Allez, libéral, continue de ne surtout pas te mobiliser et de dormir sur tes deux oreilles..
 

 Billet fin aout 2008:

 Un peu court monsieur atier!


Mettre de l'eau dans son vin c'est bien, mettre du cépage noble, c'est mieux. Surtout lorsque c'est une telle piquette votre Grand Crû « Château Ordinal » à 280 euros la bouteille que plus personne ne veut plus vous l'acheter...


De quoi avez-vous peur Monsieur Couratier ? Pourquoi ces demi-mesures ? On gracie un peu ? Beaucoup ? Pas du tout le contrevenant à la gabelle ordinale ? Pourtant, si vous êtes si sûr de vous et de la légitimité de votre action, foin de mesurettes ! La schlague ! A moins que... non ! Je n'ose y penser !... Un léger doute ? Vous dites-vous finalement que ce hold-up ordinal sur la profession aura été un peu brut de décoffrage tout de même ? La méthode et le ton un peu « à rebrousse-poil » ?... Et que dire de ce train de vie sénatorial ? Un peu gros tout de même, non, convenez-en ?... Craignez-vous que la chouannerie monte sur la Capitale ?


Allez, Monsieur Couratier, reprenez votre superbe, qu'importe le flacon pourvu qu'il y ait l'ivresse... du pouvoir ! Mais gare à la gueule de bois et aux lendemains qui déchantent...


 
 Billet du mois de Septembre 2008:

Les re-dindons de la re-farce

Lorsque, tout jeune kiné, j'avais adhéré dans la joie et l'allégresse à la con-vention, je n'avais pas remarqué alors le discret trait d'union, sans doute « aspiré », et qui pourtant me suivrait toute ma vie...

Ta-tape au chien-chien, la CPAM reconnaît enfin la grande maturité de notre profession ; abolition de la D.E.P. ! Alléluia ! Bien entendu, un service en appelant un autre, on nous demande en échange de mettre en place les « Bilans d'évaluation ». Pourquoi pas, nos nouveaux copains sont si sympatoches...

Puis non, finalement, réflexion faite et « bilans » pourtant institués, on ne supprimera la D.E.P. qu'en deçà de 30 séances annuelles. Sortez votre calculette et vos bouliers, amis ! Et bon courage à ceux qui travaillent en régions touristiques ! Je vous proposerais bien la balise Argos pour vos patients, mais bon...

Puis non encore, faudra quand-même adresser au service médical l'ordonnance (forme travestie de D.E.P.) dans tous les cas de figure...

Donc, bilan des « bilans », par un tour de force digne de Machiavel, et loin de se diriger vers la fameuse « simplification administrative » pourtant si chère à son cœur, la CPAM, aura réussit à conserver et D.E.P. déguisée et instaurer l'hyper-contrôle des « bilans »...

Alors moi, Messieurs, bravo ! Etant beau perdant et sachant reconnaître lorsque l'on m'a pris pour un c.. sans que je n'y vois que du feu ; je dis chapeau-bas ! 

Billet d'humeur fin septembre 2008 

La sarcoïdozisme, une maladie mortelle ?


Il est toujours à craindre que la profession se réveille.

Il est toujours à craindre que nous devenions adultes.

Il est toujours à craindre qu'un vent de conscience vienne à s'égarer dans nos cervelles embrumées.

Il est toujours à craindre que nous fassions acte de fierté.

Monsieur Sarkozy, à l'heure annoncée de la grande chasse aux sorcières, nous montre du doigt en tête de cortège des professions médicales fraudeuses.

A 15 euros de la demi-heure...

Quelle honte, tant pour lui que pour nous. Taper sur les plus petits que soit, c'est pas beau !

Monsieur Sarkozy est le président des forts, du capital, des amis du yacht-club, et celui de l'exemple du Grand-Frère d'Outre-Atlantique, conservateur de préférence. Nous le savions. Nous savons à présent qu'il est aussi l'ami du médecin. Donc acte.

J'ai voté pour lui pour ce qu'il représentait de dynamisme. Il caressait dans le sens du poil mon sens du libéralisme entreprenant et de ce que je croyais être alors son souci des libertés individuelles... Mais nous avions oublié, tout affairé à nos micro-entreprises, que nous étions à la médecine ce que le maçon est à l'architecte...

Au travers de ses mots présidentiels, nous venons de comprendre que nous sommes faibles, et qu'il n'y a pas de place pour les faibles dans ce système.

Nous venons surtout de comprendre, déjà O.S. de la médecine, que l'on peut encore un peu plus nous humilier, même aux niveaux les plus élevés de l'Etat...

De puis longtemps Noémie me fait les yeux doux. A présent, après ce petit billet, je ne doute pas une seconde que je serai également dans les petits papiers d'Edwige...

... 

Billet de début octobre
2008:

Le kiné-médiaticus

Promu véritable star cathodique en quelques jours, le kiné hyper-massouilleur est de tous les rendez-vous du petit écran. JT, Grand Messe du 20 heures, débats de seconde partie de soirée, dernier sécu-killer en vogue, tous les présentateurs se l'arrachent.

Il faut dire qu'un obscure scientifique Elyséen vient enfin d'identifier le mal terrible qui ronge la sécurité sociale depuis plusieurs décennies ; la bactério-kiné.

Le kinésithérapeute est un masseur fou, un psychopathe. Il massouille tout ce qui lui passe à portée de main, sans distinction d'âge, de sexe, de race ou de religion. Personne, absolument personne, n'est à l'abri d'un de ses jets mortels de crème ou d'huiles essentielles.


Le chef de l'Etat soi-même y va régulièrement de sa petite ritournelle assassine et toujours bien sentie. La kinésithérapie ? Une profession disparate, sans structure, sans foi ni loi, des fraudeurs en puissance... Là, on ne carchérise plus, on lapide ! On vitrifie ! On tire à vue sans sommation !

Les médecins, cahin-caha, ramènent leur fraise et leurs clystères et sautent sur la trop belle aubaine pour éjecter manu militari les kinésithérapeutes du beefsteak à l'os-téopathie si convoité.

Les esthéticiennes - pas folles les guêpes ! - s'enquillent joyeusement dans la brèche et manifestent, toute crème défoliante en avant, pour réclamer l'abolition du monopole du massage. Pourquoi ne pas leur offrir sur un plateau d'argent après tout ? A l'heure du grand dépoilage de la profession, nous pourrions tomber entre des mains moins expertes...

A quand les combats de catch où nous verrons « l'ange blanc » affronter « le kiné fourvoyeur de sécu » comme jadis il combattait « le bourreau de Béthune » ?

L'Ordre-protecteur, quant à lui, asphyxié par ses conflits internes, sauve les femmes et les enfants d'abord. D'ailleurs, pourquoi imaginer une seconde que FFMKR et SNMKR, qui ne loupaient pas une occasion de se coller des peignées à la récrée, allaient miraculeusement devenir copains au sein d'un Ordre qu'ils se sont partagés à couteau-tiré ?...

Chasse-aux-émmissaire ou bouc-sorcières ; je déclare la chasse au dindon ouverte.

Glou ? Vous avez dit Glou ? Ou Glou-Glou ? Est-ce le cri du dindon en fuite ou d'une profession qui se noie ?...

Billet du 10 octobre 2008 :

 L'Art subtil du Verbe et de l'Intention

Avant Dieu il y avait le Verbe. Et après Dieu, le dimanche chômé.

Le Verbe du dimanche chômé, donc l'Intention du dimanche chômé, existaient par conséquent avant Dieu.

Je sais, oui, vous n'aviez pas vu les choses comme çà.

Je dénonce à l'Ordre la plaque professionnelle par trop clinquante de l'un de mes confrères. Véritable piège à phérormones, le genre placard d'abribus fluo de nuit et musical de jour, qui entonne « la danse des canards » dès qu'une entorse de cheville s'aventure à moins de cent mètres, et qui fait cent douze mort broyés par mal-prévenance lorsqu'elle dégringole de la façade.

Ce confrère habite Marseille, donc à 800 kilomètres de chez moi, et je ne le connais ni d'Eve ni d'Adam (qui, ceci dit en passant, arriveront eux un peu après le dimanche chômé, mais quand-même bien avant ce grand croque-mipommes de Chichi qui, à sa façon, tentera aussi de nous faire déguerpir du paradis). Acte de salubrité publique pour la crédibilité d'une profession ou délation larvesque ?

Maintenant, en creusant un peu, on découvre que le confrère en question était mon associé à l'époque où je bossais dans cette citée dont il ne me reste plus que souvenance fausse et haine, Qu'il a vermoulu ma clientèle, m'a bouté hors de mon puits de pétrole, sans un rade compensatoire et, gâteau sur la cerise, en me piquant ma femme. Acte de salubrité publique pour une profession ou délation ?

Nicolas est stressé. Un petit massage décontractant lui ferait le plus grand bien. Esthéticienne ou kiné ?

Nicolas est si stressé qu'il en à parfois mal aux trapèzes. Esthéticienne ou kiné ?

Voilà c'est fait, Nicolas, à force de stress, vient définitivement de nous péter une durite ; AVC. Esthéticienne ou kiné ?

Le verbe est Intention, et l'Intention est Verbe. Dieu arrive bien après, inspecteur des travaux finis, une fois que le taf est déjà bien avancé. Dieu est la Loi. Le mégaphone.

L'Ordre est né du Verbe et de l'Intention, irréductibles ni identifiables en leur simple fragrance humaine. Mais l'Ordre, en l'instant, ne rejoint nullement ni le Verbe ni l'Intention. Voilà pourquoi, depuis un an, comme le Roth Weller de base, il est condamné à ramer après ses croquettes Froolick la bave aux lèvres...

Léon Truculus

Billet de la mi-octobre 2008 :


L’Histoire expliquée aux Nuls


Pépin-le-Bref mit un terme au règne des Carpette-chiens, des rois fainéants qui adulaient plus que tout les tapis, où ils se pelotonnaient en rond auprès du feu en fumant la moquette. C’était en l’An - 1203 avant Nicolas.

Pépin était marié à la douce Bruni, une sirène qui s’était trop exposée au soleil mais dont la voix envoûtante, tel l’Ulysse de base, enchanta le monarque lors d’un des ses nombreux voyages en Peoplerie, où il se rendait régulièrement pour ses concours d’échasses landaises. 

Mais Pépin-le-pif avait dans le bref une secte de 65 000 parasites qui vivaient sur le dos de la gabelle sociale ; les « tant-pliés », nommés ainsi en vertu d’un physique scoliotique de suceurs de sang et de longues années de servilité, où ces pauvres dindons de la re-farce servaient de bouque-émissaires récurrents à chaque réforme du Régent. Ils en avaient gros sur la châtaigne.

Le chef de cette confrérie s’appelait Court-Altier (les gens étaient tous très petits à cette époque) un Pontife au port fier qui, entre deux lectures de Nicolas et Pimprenelle, se plongeait des jours entiers dans le décryptage d’un petit opuscule rouge ésotérique bourré de blagues de Toto, appelé la Sainte-Cons-vention. C’était son livre d’achevé. 


Mais Pépin qui, c’est bien connu, en créait surtout beaucoup aux autres, pour parvenir à ses fins, s’alliât à une terrifiante créature que l’on nommait en tremblant la S.S ; la Sorcière de Salem.

Ensemble, par une superbe journée de Printemps, ils décidèrent d’organiser un immense barbecue où ils invitèrent le naïf Court-Altier, toujours partant quant à lui pour faire la teuf avec les poteaux de son ministère et s’installer au buffet. Mais le Barbecue était un piège ; en guise de chipolatas, on jeta en autodafé le précieux petit Livre Rouge du Prêtre.


L’ecclésiastique, oubliant qu’il n’y avait pas encore de borne à incendie à cette époque, fit le tour du pâté de palais en quête d’une bonne âme pour le secourir d’un seau d’eau. Mais la seule chose qu’on lui prêta en finalité, ce fut un banquier tombé du ciel en parachute doré à la recherche d’indices boursiers, et dont plus personne ne savait plus quoi foutre dans le voisinage.

Le Prêtre, revenu en soirée sous une pluie battante de sa Longue Marche, crut à tort les braises du barbecue éteintes et voulut récupérer les derniers lambeaux de son livre sacré. Se faisant, il se brûla les moustaches. Sa colère fût alors terrible ! Et c’est là qu’il montra Pépin du doigt et lâcha la phrase devenue désormais célèbre ; « Que le Grand Molubeck vous trousque jusqu’à la 13ème génération ! ».

Mais ce qu’ignorait le Grand Prêtre, c’est que Pépin, sans doute du fait de sa taille, adorait les court-métrages, et particulièrement « L’arroseur arrosé » de Méliès, ce qui avait développé chez lui un sens aigu de la répartie. Il sortit de sa poche un petit bouchon de liège afin de protéger son intimité et, en finalité, ce furent les « tant-pliers » bien moins prévoyants qui furent trouskés…

Moralité ; les Pépins c’est comme les banquiers. On te les Prêtres lorsqu’il fait beau et on te les fait avaler lorsqu’il pleut…


Léon Truculus

  Billet novembre 2008:

Libéral? Du pipeau!

pipo.jpg


Salut Coco!


Tu as choisi d'être kiné libéral car tu voulais soigner tes patients avec une certaine liberté?? Bienvenue mon poulet.


* Soigner ça va être difficile. Les quotas que tes aînés ont fait sauter sont remplacés par des quotas par pathologie:

  prothèse: 15 séances

  poignet: 10 séances

  lombalgie: que dalle !


* Liberté de tarifs? Bon déjà, tu acceptes les tarifs conventionnés iniques et les frais de déplacement qui te font pratiquer le dumping pourtant interdit. Mais interdiction de te comparer à ton plombier, ça fait mauvais genre et grincheux.


* On t'incite à faire de nouvelles formations, investir dans du matériel hors de prix ? Tu tentes de faire des soins non prescrits? Alors tu vas bientôt cotiser au RSI. Si tu n'as pas compris, tu vas cotiser deux fois mais ne sera remboursé qu'une. Même pour tes petits dépassements de 3 euros quand ton chirurgien t'aura délesté de 1500 et son anesthésiste de 700 pour ton malheureux LCA qui a pété au ski. Quelle idée d'aller aux sports d'hiver, franchement!


* Ton toubib a droit au secteur II mais pas toi, non c'est non. Car c'est pratiquer une « médecine » à deux vitesses qu'ils disent. Comme si le reste ce n'était pas à deux vitesses.


* Ton cabinet que tu avais acheté n'est plus aux normes, dis-donc! Dépêche-toi de faire les travaux, voire de changer de local.


* Tu payes ta dîme à la Carpimko avec la satisfaction de payer la retraite de tes anciens? Macache! C'est celle des agriculteurs que tu payes à hauteur de 64 % de tes cotisations. T'es pas fier d'être solidaire? Enfin eux, le jour où ils auront droit à un contrôle, tu en auras eu cent. Il est des personnes qu'il ne faut pas se mettre à dos.


* Tu vas subir les EPP, pour ton plus grand bien, incapable et jean-foutre que tu es.


* Tu dois cotiser à l'ordre que tu n'as pas voulu, qui s'est ramené avec ses gros sabots et qui ne fera rien pour toi sinon te compliquer un peu plus la tâche. Enfin tu auras la satisfaction de payer des inutiles qui se croient indispensables bien au chaud dans leurs beaux quartiers de la capitale. Ils sont paraît-il là pour la profession. Enfin d'abord pour eux.


* Les feuilles de soins papier qui ne te coûtaient pas cher vont disparaître. Faut être écolo, quoi bon dieu! Tu passes maintenant par des logiciels et leurs mises à jour obligatoires et franchement onéreuses.


La liste est longue.


C'est ça le plaisir d'être libéral: CROIRE que tu peux travailler 35 heures, choisir tes tarifs. Kiné libéral, infirmier libéral, podo libéral...  En fait tu es libre de payer à tout plein de rackets avec une vision de plus en plus étriquée de ton exercice.

Mais il y a des syndicats qui sont là pour te défendre. Une fédé plus vieille que toi pauvre nouvel arrivant! Et qui n'a jamais fait que de grands mouvements de bras nous déversant ses effluves.

 Il paraît que ce n'est pas bien de critiquer et les syndicats et l'ordre. Il y a encore des confrères qui croient qu'ils oeuvrent pour ton bien: ils se satisfont de victoires misérables et poussent des cris d'orfraie sur les dossiers majeurs qu'ils ont perdus. Qu'ils perdent toujours au demeurant. Et il y en aura d'autres. Tu sais pourquoi? Parce Qu'il n'y a rien de plus beau pour eux que de se retrouver dans un bureau de ministre pendant que toi tu trimes dans ton bouclard. Ca leur donne l'importance qu'ils n'ont pas chez eux.


Et ça, c'est irremplaçable.


Vorz  

billet début décembre 2008:

’Ordinotron

lavage.jpgLessivé par ma journée de 10 heures, je jetais un regard de saurien aboulique sur une émission scientifique parlant du cyclotron, autrement appelé « l’aspirateur à particules ». Vous savez, cette usine à gaz, ce bidule inutile, honteusement dispendieux, qui occupe une place phénoménale genre 700 mètre carrés et pléthore de petites-mains besogneuses pour ne servir qu’à démontrer ce que tout le monde sait déjà depuis le primaire, que l’atome peut s’éclater.

 

Malgré moi, je ne pouvais m’empêcher de me dire que nous aussi, humbles manœuvriers en kinésithérapie, nous l’avions notre truc à pistons en tous points semblables, futilité, coût prohibitif, encombrement, petit-personnel pour graisser les boulons… à cela près qu’en guise d’aspirer les particules, il aspire la matière grise syndicale. 

 

En plus, notre Ordinotron à nous, il est tout neuf, encore sous garantie, et il marche à merveille ! C’est vrai çà, regardez, depuis l’investiture de l’Ordre, où sont passées nos cervelles syndicales ? Loukoumisées ! 

 

Effraction d’Etat sur l’ASV, trahison déshonorante du pacte paramédical ? Pas une mouche n’a volé…

 

Serment du « chèque de la honte » de 5 000 euros aux « médecins » qui ne prescriront plus de kiné ? Un silence assourdissant…

 

Déménagement pontifical de l’Ordre près de la Bourse (au moins ils n’auront plus qu’à traverser la rue)? Un vrai gala de sourds-muets…

 

Diffamations publiques de chef de l’Etat envers notre profession - là où, pour bien moins, 750 présidents de tribunaux se sont mis en grève et ont protesté médiatiquement ? L’armée des ombres…

 

Dépeçage en coupe réglée de la kinésithérapie par la HAS ? Un vrai gueuleton entre Bénédictins…

 

Sournoiserie de l’EPP ? Un pet mondain…

 

Stagnation de notre lettre-clé depuis dix ans ? Encéphalogramme plat…

 

En d’autres temps même lieu, à l’époque où nos ligues étaient tenues par du gaillard rustique et non pas des cols-blancs, ça fait long feu que l’on nous aurait exhorté à descendre dans la rue, bloquer les gares TGV ou à assiéger le Sénat.

 

Mais là, non. 

Pas une ride à la surface. Une surface si polie-tiquement correcte qu’elle en finit par être obséquieuse.

 

L’époque est au consensus mou, au profil-bas, aux murs qu’on rase. Faut bien çà si on veut un jour avoir « sa » chance de grimper l’organigramme ordinal et de prendre un ascenseur pour les Hautes Fonctions… tandis que nous, pauvres grouillots basiques, on prend celui pour l’échafaud.

 

Chacun, dans ses petits draps roses, rêve d’être un jour calife à la place du calife, et de pouvoir punaiser son poster des Antilles aux murs du bureau ovale. On ne va donc pas commencer à débiner la déco et à rechigner sur le parquet Louis XVI !

 

Un rapide calcul nous amène à penser que les futurs nouveaux locaux de l’Ordre, 700 mètres carrés parisiens au loyer mensuel de 35 000 euros HT, soit 41860 euros TTC, ramène le mètre carré à 598 euros. Un autre calcul nous fait envisager l’encombrement moyen d’une chaise et de son occupant à sensiblement ce mètre carré.

La question que je me pose c’est si not’ René parfois il est conscient, lorsqu’il est à son petit bureau pour tailler ses crayons, d’être assis sur une telle cagnotte ? A 598 euros, même s’il est rieur, çà fait chérot le poster…

 

Et nous n’oserons même pas songer aux 97 autres présidents de département, les CNO, souvent plus Versaillais que le roi, et qui ne seront pas en reste, forcément…

 

Là les amis, je crois qu’entre Ordre et HAS, on s’est vraiment fait encrêper. Pas étonnant que les plus virulents croisés de l’Ordre nous viennent de Bretagne…

 

Arrivés à ce stade de réactivité proche du gastéropode, nous devenons très inquiets pour nos syndicats. Qui trop embrasse, mal étreint. Espérons pour le moins qu’ils n’ont pas choppé la mononucléose…

 

Léon Truculus

Billet de décembre 2008:

 Nous sommes en 2012
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M. Bergeau et M. Maréchal, respectivement (encore) présidents du FFMKR et du SNMKR, se sont rencontré lors des vacances de Printemps 2010 à un cours de fitness au Club Med d’Agadir. L’un, parfumé Hugo Boss, portait son maillot de bain porte-bonheur, le bleu à fleurs de lys blanches, l’autre le maillot noir des libertaires. Le premier tentait de refourguer en louzedé au G.O. hongrois ses cassettes de stretching made in FF, l’autre d’imposer sa vision très personnelle du remaniement oligarchique, à son sens trop latitudinaire, au sein du Club. 


De ce jour mémorable, et non pas s’en s’être foutu sur la gueule un bon quart d’heure, ces deux compères-ennemis sont devenus inséparables. Entre deux apéro-cahuette, ils ont posé les statuts d’une nouvelle organisation, la FSMKRC (« C » pour « Cahouette ») qui depuis parle d’une seule voix et fait trembler sur son socle les autorités de tutelles, celle-ci ne pouvant plus jouer sur les ego et les clivages internes. En l’espace d’à peine deux ans, suite aux nombreuses manifestations de rue, aux grèves à répétition et aux incessantes interventions médiatiques d’une profession enfin fédérée et lourdement représentative, les masseur-kinésithérapeutes ont vu leur lettre-clé se réévaluer comme par enchantement de 30%, leurs indemnités de déplacement se multiplier par quatre, la DEP disparaître définitivement, la « première intention thérapeutique » se mettre en place, les études universitaires (gratuites) s’instaurer, et il serait même question très prochainement de proposer un doctorat de fin de cycle aux plus méritants.


Cette grande avancée a favorisé d’une manière très significative l’humanité et le développement de l’hospitalisation à domicile, les infirmières et les aides-soignantes emboîtant le pas aux kinésithérapeutes. Cela a également autorisé à bon nombre de nos aînés de mourir dignement chez eux, entre les êtres aimés et les objets de leur vie, plutôt que dans la cellule blanche impersonnelle d’une arrière-cours d’hospice. Le ministère de la Santé lui-même dira par la suite, face aux colossales économies engendrées par ce nouveau système, ne pas comprendre pourquoi il a tant tergiversé pour quelques misérables euros. Aura-t-il été mal conseillé ?

Les centres de rééducation ont bien sûr fait un peu la gueule de ne plus voir les entorses de chevilles séjourner six mois chez eux…


L’Ordre, après deux ans extrêmement chaotiques, qui auront presque vu son déclin en 2010, a enfin conquis le cœur de la profession en abandonnant ses mirées somptuaires. M. Couratier, tant dénigré à ses débuts, s’est montré finalement être un fin fédérateur de la profession. Il a renoncé à ses extraordinaires locaux parisiens pour s’installer à Montrouge d’où il a mené une politique drastique à l’encontre des dépenses, un presque embargo sur le champagne et les petits-fours, et une défense fort concrète et réaliste de la profession. La cotisation ordinale en aura immédiatement bénéficié et s’en trouvera divisé par trois, ralliant à l’Ordre les derniers salariés encore au maquis. Aux dernières nouvelles, M. Didier Lanz d’Alizé serait pressenti pour prendre la succession de M. Couratier.


La HAS, tailladée de toute-part, reculera finalement, telle l'ignominieuse pieuvre en son repaire, et lâchera du lest sur son « panier de soins » ainsi que sur l’EPP et toutes autres formules chafouines et castratrices qui tentèrent, tel le phénix renaissant incessamment de ses cendres, de faire jour par la suite. 


L’analyse des « disparités de l’accès aux soins » si chères à l’ancien et regretté Président M. Nicolas Sarkozy, fut retiré à l’UNCAM, jugée, à juste titre, juge et partie en ce dossier, et confié à un institut privé affranchi de l’Etat et financé par la seule cotisation ordinale. Après des mois de dissections très objectives et très professionnelles, les résultats obtenus furent effrayants de « disparité » avec ceux précédemment allégués par l’UNCAM. Sur ce socle d’une connaissance enfin pragmatique et honnête, une véritable politique de santé fit alors jour de manière réaliste, humaine et efficace. C’est ainsi, entre autre, que nos campagnes désertées virent revenir à elles maints professionnels enfin alléchés par une véritable démarche incitative à l’exode rural.


Les Skuds, épiphénomène des années 2008, ont-ils disparus avec la fierté du devoir accompli pour retourner à la sérénité de leur anonymat ? Nul ne le sait aujourd’hui. Gageons cependant que quelque part, du côté des crêtes blanches, de la Mare aux Canards où du périph embouteillé, on débouche encore parfois le champagne en souvenir du bon temps et de la grosse farce qu’on aura jouée à l’oligarchie roupillant, et à tous ces bouffeurs de rosettes, pas forcément de Lyon…


Léon Truculus

Le billet de janvier 2009 

J’ai décidé d’en rire

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La FFMKR, carpe emblématique s’il en est, s’est offerte un pieux silence d’église, une retraite de capucins, sur l’ASV, le chèque de la honte aux médecins non-prescripteurs, l’enlisement institutionnalisé de nos honoraires ou les dérapages verbaux de M. Nicolas Sarkozy qui, après tout, ne concerne que 65 000 kinésithérapeutes. Moyennant quoi, saisie d’un spasme improbable, elle interpelle et interloque l’Etat - peu habitué à ses entrechats de commis - sur un métier qui ne la concerne en rien ; l’ostéopathie et son désir d’accessit à l’Ordre. 


Pour autant, STAPS et dépoileuses qui, en toute impunité, abreuvent leurs bêtes exsangues sur nos terres, n’ont rien à craindre du courroux de cette Fédé. Car la Fédé est magnanime, elle ne fait pas dans le micro-organisme, aussi massif soit-il. 

Dois-je pourtant rappeler que l’on meure plus rarement d’être bouffé par un diplodocus que par les bactéries ?…


L’Ordre des ostéopathes, elle est contre, obtuse, trépigneuse du pied, mais ne propose aucune solution pérenne de rechange outre sa juteuse formation continue qui débite annuellement son quota de ni-ni sous-formés, sa chaîne taylorisée de psychopathes de la manipulation. 


En fait, c’est une exaspération de castra, un re-dorage de blason bien écorné, le retour de Johnny-la-honte, un coup de pub façon Ségala « Demain j’enlève le bas ! ». 

Qu’elle se rassure, question défroquage, il y a bien longtemps qu’elle ne peut plus nous surprendre… 


J’aimerais, sincèrement, cesser de me gausser de cette Fédé, car à moi-même je me fais l’effet d’un père-fouettard mono-syllabique, mais vraiment, vraiment, çà n’est plus le bâton qu’elle nous tend pour se faire battre mais la bombe à neutrons !


Adolescent, longuement j’ai hésité entre faire clown et kinésithérapeute. Arrivé au faîte de ma carrière, grâce à la Fédé - et je l’en remercie - mes deux vocations enfin se rejoignent…


Je propose donc qu’outre l’Ordre, on refourgue à nos amis ostéopathes not’ Fédé, visiblement plus concernée par leur problématique que par la nôtre.


Bientôt en vos colonnes, M. Justin Bridou, la défense de la langue bretonne ?…


Léon Truculus

 billet de janvier 2009

 

Le jour où la kiné se réveillera

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Nous l’avions annoncé, on nous a copieusement gloussé au nez, baguenaudant sous notre truffe sa parure de paon establishmenté, son label de coq de cours élevé au bon grain versaillais. 


Nous le répétons donc, pour les durs de la feuillée, les plantés-bas de la frondaison, les kassites de la cristallogenèse ; l’année 2009 sera, pour la masso-kinésithérapie, l’année de la renaissance. De toutes les renaissances. Syndicales y comprises.


La seule surprise que nous réserve aimablement ce début d’année, c’est l’impatience avec laquelle la prophétie se réalise. Les Skuds avaient parié leur chemise sur six mois. Deux suffirent…


Il ne fallait pas être grand-clerc pour comprendre que la théière à pop-corn, doucement mais sûrement, arrive à ébullition, et que bientôt la cuisine serait décalcomanisée du sol au plafond d’objets volants non-identifiés.


Ni pour parier sur l’écartèlement à court-terme de la tête pharisienne, flegmatique, de notre Bouddha souriant, et de ses membres dé-fédérées, pris par la danse de Saint-Guy et ne pliant plus tant que cela sous la férule centralisée du bâton de berger qui, pour le coup, se retrouve saucissonné entre plusieurs options, de la moins bonne à la plus mauvaise.


Contre toute attente, sous les coups de butoir de la plèbe, au forceps, on exhume l’ASV pour une autopsie post-mortem. Qui l’eut cru ? Elle, si morte et si bien morte de mort si peu naturelle ? En tous les cas pas nos syndicats qui, cœur des pleureuses en avant, avaient déjà apostillé son bulletin de crémation et cotisé pour la couronne.

Comme quoi on ne meurt que deux fois au pays des zombis…


J’espère qu’un jour nos petits retraités de la profession, au pouvoir d’achat retrouvé, songeront à envoyer aux Skuds quelques cartes-postales des Antilles.

C’est peu de choses, mais çà nous paierait de nos efforts…


Bretagne, Bouches-du-Rhône, Isère… les premiers abcès, signes d’une malaria profonde, explose comme furoncles au visage impavide de l’Etat césarien, et lui file sale frimousse.


Certes l’action, sous l’impulsion de quelques leaders loco-régionaux charismatiques, est encore un peu épidermo-réactive, sporadique, mal polarisée, mais c’est le premier symptôme d’un mal-blanc qui perce en attente de focalisation.


Mais qui focalisera ?…


Le SNMKR, fidèle à ses convictions unificatrices - et çà vraiment on ne peut pas lui enlever - qui organise dans toutes les régions de France de méritoires soirées « portes-ouvertes » où, autours d’ateliers pâte à modeler, sont invités sans égard de religions tous les mécréants de la kinésithérapie à venir s’essayer au nouveau visage de la profession ? De là à l’action pragmatique de terrain, quantifiable dans l’échelle à emmerdes Sarkozyste, le chemin est grand encore…


La frileuse head-office de la FFMKR, rince-nez pince-doigt, qui trempe orteil - ô certes le petit - dans le bouillon contestataire ? Allant même jusqu’à s’encanailler dans ses colonnes - ô la frondeuse ! - à reprendre à son compte les turbulences, qui lui sont pourtant parfaitement étrangères, voir totalement absconses, de sa remuante progéniture régionale ?


Si déjà nous n’avions usé de toute notre réserve d’hilarité, nous en souririons encore.

Mais là non, vraiment, ce serait superfétatoire. On ne tire par sur l’ambulance…


La réalité, c’est que les chouanneries provinciales, de tous temps, furent bien plus impactantes que les pseudo-révolutions de salons. Que le cri du ventre fait la nique aux indigestions de petit-fours. Lorsque la tête saupoudrée, enperruquée, ne pense plus, elle tombe sous le billot, et le corps affamé reprend le pouvoir. 


Il y a disfonctionnement sociétale entre une intelligentsia hibernante depuis quarante ans, sensée représenter nos affres, mais ne présentant que les siennes, et une réalité de terrain courbatue. 


Alors, comme diraient nos amis bretons, ceux-là même qui ont donné le signal de la fronde ; au bulot les gueux de la base !


Pour une fois, et depuis fort longtemps, et grâce à vous amis du 13, de Rennes et d’Isère, je suis fier de nous et fier d’être kinésithérapeute.

Fierté retrouvée.

Pourvu que çà dure…


Mes pensées vous accompagnent. 


Vous me faites bien plaisir, les p’tits gars !


Léon Truculus



archive billet de fevrier 2009


 

Un Vichy, sinon rien !

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La gestap’ordre, vert-de-gris ou vert de rage, vient de perpétrer la tradition milicienne du Veld’hiv et de la rafle aveugle, en nous renvoyant aux heures les plus sombres de notre histoire et aux méthodes d’un autre siècle, celui où les frères étaient des loups pour les frères, au nom d’un Ordre Nouveau.


Frappant au hasard, et pour faire bon exemple sur une communauté locale de 450 âmes, vingt martyres - dix salariés et dix libéraux - ont été arrachés manu-militari à leur existence paisible pour être plaqués au poteau d’exécution.


Il ne nous appartient pas ici de faire l’apologie - ou son contraire - de la fronde anti-Ordre.

Les Skuds se sont toujours clairement positionnés en faveur de la simplification : une chambre d’enregistrement, une chambre disciplinaire, et 50 euros par tête de bestiaux à traire. Loin, loin, très loin de cette dîme déshonorante (pour qui l’exigent) de 280 euros et des palaces parisiens à 596 euros/mois le loyer de la chaise et de son auguste postérieur. 


Quoi qu’il en soit, l’Ordre est aujourd’hui institutionnalisé. Ne pas s'inscrire et payer sa dîme revient d’un point de vue juridique à ne pas honorer son tiers prévisionnel ou ses impôts fonciers. C’est illégal, donc condamnable.


Mais tout aussi illégal est le modus operandi de cet Ordre. 

Même si l’on ne peut le soupçonner - à priori ?- d’avoir fait choir ses foudres bellicistes sur une poignée de pauvres hères en vertu de critères ségrégationnistes de race, de religion ou de couleur de peau, le choix « au hasard » est aussi douteux. Car, je le rappelle, le « hasard » est une autre forme de racisme ; c’est désigner un pauvre type sur la base de son manque de pot.


A-t-on déjà vu l’URSSAF ou la Trésorerie Principale choisir une simple pincée de contrevenants pour appliquer les lois de la République ?


Accepter l’idée - inacceptable - que pour avoir eu l’infortune d’être tiré au loto sur une liste de 450 personnes - que dis-je ? - de plusieurs milliers sur le territoire français, vous serez plus fautif que l’autre et que vous vous exposerez d’avantage aux grondements judiciaires là où tant d’autres passeront au travers, c’est un délit de sale chance. C’est admettre que ce manque de bonne-fortune est une circonstance aggravante.


J’invite donc toutes les personnes concernées à se porter partie civile pour attitude xénophobe de l’Ordre à leur égard. 


Usant décidément de toutes les grosses ficèles du populisme, on nous explique à présent avec paternalisme (article de Monsieur René Courratier sur « Kiné en Ariège ») que l’on ne poursuit pas les vingt martyres car c’est mal de ne pas payer sa dîme ordinale, mais pour leur bien et celui de leur famille… En effet, précise-t-on dans l’article, l’exercice illégal de la profession de masseur-kinésithérapeute entraîne de facto (ce qui est vrai) la résiliation des assurances professionnelles, ce qui placerait ces personnes dans une misère noire en cas de problèmes.

Ce que l’article oublie de préciser avec une certaine démagogie (autre facette du populisme) c’est que pour être « illégal » il convient préalablement d’avoir été jugé puis condamné par un tribunal. Or, et jusqu’à preuve du contraire, seul l’Ordre s’autorise aujourd’hui à ce genre d’exactions envers ses pairs…


Monsieur Couratier, en dépit du respect que vous nous savez, cela ne vous honore en rien d’avoir agit, ou laissé agir, de la sorte. Votre mandature se devait d’être, tout du moins est-ce ainsi que vous l’aviez vendu aux Skuds, celle de l’apaisement et du lien social. 


Nous comprenons que votre tâche soit difficile, qu’à force il devient sans doute un rien irritant de ne pas savoir - et je dis bien savoir - apaiser la fronde, ni convaincre le mouton noir récalcitrant de regagner les chemins de la Bergeaurie. Pour autant, la loi et la « légitimité » n’autorisent pas à se départir de son sang-froid ni de son intelligence pour faire le coup-de-poing de rue.


Finalement, de votre magistrature, vous ne nous laisserez que la pathétique image d’une cotisation honteuse, de locaux somptuaires, d’un code de déontologie ni fait ni à faire et, à présent, d’une ère de la Terreur où les coups de filet se substituaient au dialogue.


Encore bravo, René…


Nous savons par ailleurs, de source dite sûre comme le veut le vocable, que notre site, à même titre que celui d’Alizé, est étrillé à la loupe par vos avocats. N’en jetez plus cher ami ! En matière de césarisme, je crois vraiment que la démonstration se suffit à elle-même et que, même au royaume de l’autocratie, plus serait superfétatoire…


Sans vouloir être désagréable envers quiconque, je rappellerai par ailleurs que votre Ordre s’est installé en force, par un poujadisme tout syndical, et contre l’avis de la quasi-majorité de la profession qui, pour le coup, aura été interdite d’expression et de suffrage, des fois que... Légitime, l’Ordre ne l’est donc ni dans les cœurs ni dans les urnes. Qu’il le soit au moins face au droit français.


Léon Truculus 


  
  
 billet de mars 2009

Les gastérop’ordres ont-ils de la mémoire ?



L’Ordre va perdre son procès barbouzain. Ses tontons-flingueurs remontent à la capitale, la sulfateuse en biroute.

Et emplis de doutes…

doublespetit-copie-2.jpg

Ses escadrons de l’amour ne repartiront pas pour autant de Toulouse les mains vides ; ils ont appris au passage que la constitution de l’Ordre est illégale. 

Et qu’Alizé de leurs rappeler dans les temps à venir devrait se faire un régal …


Ils ont encore perdu, nos braves redresseurs de tOrd-re, une occasion de se taire et de nous traire. 

A défaut de nous dis-traire.


Le CNO, par la même occasion, va perdre ses CDO, nouvelle loi du ministère oblige. 

97 présidents de plus au chômedu. 

Nicolas n’en décolère plus…


Décidément, le mois de mars sera celui des giboulées.

Mais, lorsqu’on la joue b’Ordrer-ligne, c’est toujours sa destinée… 


Le bon roi Renié, incontinent, va se retrouver tout seul sur son trône. 

Il faut dire, ancien pilier du SNMKR, qu’il a depuis lors quelque peu relâché ses sphincters

Et fait contre-pet à ses petits camarades d’hier.


Faut lui pardonner. 

Il est tombé roide fou pincé de Dame Fédé. 

Elle le tient par les bourses, ô merveille. 

Et, bourse affamée n’a pas d’oseille…


Mon pauvre Renié, Dame Fédé n’est ni de cœur, ni de Carraud. Seulement de trèfle… 

Et toi, tu n’y as vu que des nèfles…


L’Ordre du 59 avait un partisan

Mais pas d’amis à la Fédé, c’est évident.

Celui du 62 par contre

Chez Dame Rusticoni avait son compte.

Conflit d’intérêt, patients sonnants et trébuchants sur le couperet

Qui des deux, à votre avis, depuis novembre dernier a fermé son cabinet ?


Rénié, tu as été un pantin

Aux mains de notre ami Justin.

Tu as tant taquiné la rosette

Que de la cochonnaille, tu n’as pas vu la tête…


Je verserais bien une larme sur toi

Si parachute doré je ne te connaissais pas…


Ce n’est pas un au revoir, c’est juste un adieu.

A présent, de l’ASV pour les vieux 

Tu comprendras mieux ce Skud lui veut.

Et, sur notre pétition, peut-être, ouvriras-tu les yeux…


Léon Truculus

fin mars 2009 :

Les gastérop’ordres ont-ils de la mémoire ?



L’Ordre va perdre son procès barbouzain. Ses tontons-flingueurs remontent à la capitale, la sulfateuse en biroute.

Et emplis de doutes…

doublespetit-copie-2.jpg

Ses escadrons de l’amour ne repartiront pas pour autant de Toulouse les mains vides ; ils ont appris au passage que la constitution de l’Ordre est illégale. 

Et qu’Alizé de leurs rappeler dans les temps à venir devrait se faire un régal …


Ils ont encore perdu, nos braves redresseurs de tOrd-re, une occasion de se taire et de nous traire. 

A défaut de nous dis-traire.


Le CNO, par la même occasion, va perdre ses CDO, nouvelle loi du ministère oblige. 

97 présidents de plus au chômedu. 

Nicolas n’en décolère plus…


Décidément, le mois de mars sera celui des giboulées.

Mais, lorsqu’on la joue b’Ordrer-ligne, c’est toujours sa destinée…

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Mon pauvre Renié, Dame Fédé n’est ni de cœur, ni de Carraud. Seulement de trèfle… 

Et toi, tu n’y as vu que des nèfles…


L’Ordre du 59 avait un partisan

Mais pas d’amis à la Fédé, c’est évident.

Celui du 62 par contre

Chez Dame Rusticoni avait son compte.

Conflit d’intérêt, patients sonnants et trébuchants sur le couperet

Qui des deux, à votre avis, depuis novembre dernier a fermé son cabinet ?


Rénié, tu as été un pantin

Aux mains de notre ami Justin.

Tu as tant taquiné la rosette

Que de la cochonnaille, tu n’as pas vu la tête…


Je verserais bien une larme sur toi

Si parachute doré je ne te connaissais pas…


Ce n’est pas un au revoir, c’est juste un adieu.

A présent, de l’ASV pour les vieux 

Tu comprendras mieux ce Skud lui veut.

Et, sur notre pétition, peut-être, ouvriras-tu les yeux…


Léon Truculus

 
 billet de mars 2009

 

Les Morlocks 


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Les Cotisophages, peuplade rudimentaire adoratrice du lucre et de l’ego-hédonisme, croupissaient glauquement depuis des lustres dans les champignonnières syndicales, à broyer du noir. Atteint de réunionite aiguë, ils ne sortaient qu’à la nuit tombée pour rejoindre en claudiquant leur blafarde tribu. Tous ensembles ils éructaient alors aux sons des tam-tams des danses rituelles ponctuées de cris gutturaux - « Ordr’ ! Ordr’ ! Ordr’ ! » -  se frappant lourdement des poings le torse, puis se livraient gaiement à l’anthropophagie inter-syndicale et aux sanglantes guerres claniques, leurs passe-temps favoris. 


Pourtant, affrontements fratricides après affrontements, la disette adhérente gagnait et leur nombre velu se réduisait comme peau de chagrin. Mais les yeux troublés par 40 ans de cécité absolue, ils ne pouvaient regagner la surface trop clairvoyante du globe où pourtant 90% de leurs anciens (con)frères, les Eloïs, graciles créatures joueuses et insouciantes, vivaient en paix et attendaient moutonnement d’être équarrie par plus poilu que soi. 


Leur vînt alors, à nos troglodytes amis, le rêve fou d’inventer l’Ordino-tondeuse industrielle, emmenée par une belle muse passablement bourrée au champagne à ses heures, la déesse Déconologie, directement louée à la Foire du Trône, rayon farces et attrapes. 



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Le résultat ne se fit point attendre, et c’est très innocemment que chaque Eloïs, repeint aux couleurs de la ville barbousaine, pris les chemins de l’abattoir cotisant pour - eux qui n’en avaient déjà pourtant point - se retrouver à poil.


Et c’est ainsi que le primate descendit de l’Homme, et l’Ordre des syndicats.


Léon Truculus


 billet d'avril 2009:

 

Comme dans un vieux rock’n Ordre…

Rock-n-Ordre.jpg

 

Rock’n Ordre

 

Ca tient souvent à ‘’presque’’ rien

Un $imple ge$te de leur main

A changé jusqu’au bout

Mes moindres habitudes

Et c’est bien

 

Je te dis çà, c’est entre nous

Mais les $yndicats de passe-partout

M’ont laissé l’impression d’une drôle de solitude

Après tout

 

Et si j’en croque, c’est pas des histoires

Ris-en si tu veux, il faudra bien y croire

 

C’est comme dans un vieux rock’n Ordre

J’ai dans la tête un transist’Ordre qui fredonne

Comme dans un très vieux rock’n Ordre

Sert la main d’un fou que rien ne raisonne…

 

Passant la bride sur mon coup

Un Ordre aux charme$ aigre$-doux

Emplit ma vie d’un mieux (…) que je ne saurais dire

Et c’est beaucoup

 

Je sais de lui encore peu de chose

Mais justement ce que j’en suppose

Est le début d’un jeu qui fait qu’il m’attire et s’impo$e

 

Et si j’en croque, c’est pas des histoires

Ris-en si tu veux, il faudra bien y croire…

 

C’est comme dans un vieux rock’n Ordre

J’ai dans la tête un transist’Ordre qui fredonne

Comme dans un très vieux rock’n Ordre

Sert la main d’un fou que rien ne raisonne… 
 
 billet de mai 2009:



EPP, l’escrOrdrerie

 

Entendons-nous bien, il n’est aucunement question en la matière d’être rétrograde. La formation continue, particulièrement dans un domaine aussi sensible que le médical, apparaît comme une nécessité, un signe de maturité et de conscience professionnelle. Nul d’entres-nous ne peut aujourd’hui affirmer sans avoir le nez qui s’allonge qu’au décours de dix ou trente années de carrière il n’a pas à minima « décroché ». Routine, facilité, individualisme, burn-out, érosion du courage, du sens critique, de la « combativité », nous éloignent peu à peu de la réactivité de terrain. A part quelques Jésus Christ marchant sur les eaux, les petites lavandières qui lavent plus blanc que blanc ou les Pinocchio de service, personne n’y échappe…

 

Les Skuds sont favorables à la formation continue, c’est une redondance, mais pas à n’importe quel prix ni surtout de n’importe quelle manière. Et là, ce que nous déballent la petite troupe des acrobates de la HAS, groupies inconditionnelles misent à part, c’est du grand n’importe quoi…

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Tout d’abord - ce qui eut semblé pourtant judicieux - parce que l’on va imposer à une profession déjà exsangue, non-revalorisée depuis onze ans (1998), au tarif/horaire de femme de ménage, de nouvelles contraintes particulièrement coercitives sans jamais avoir obtenu, ni même songé à obtenir de l’Etat l’engagement ferme d’une réactualisation de nos honoraires à calendrier fixe. C’est « le meilleur soin au moindre coût » ou comment devenir petits toubibs au SMIC…

 

Après les infirmières espagnoles, les médecins roumains, vous aurez les kinésithérapeutes français, HAShés menus aux honoraires indigents…

 

Ensuite par l’ambiguïté troublante des intervenants. Comment espérer de la HAS qui a en chantier d’Etat le « petit panier de soins opposables » - c’est-à-dire comment faire entrer les grands carrés des dépenses de la kinésithérapie dans les petits ronds du budget gouvernemental - et donc de réduire de manière drastique nos honoraires, puisse une seconde être intègre en ce dossier ? Evidemment que son objectif est de nous couillonner ! L’EPP est son suppositoire, l’Ordre le doigt de fer, et les syndicats la vaseline…

 

Pour que l’EPP eut un minimum de sens, il eut convenu de prendre l’élémentaire précaution de la détacher des instruments d’Etat, forcément peu intègres, de ne l’échanger que contre la garantie conventionnelle d’honoraires régulièrement revisités, de la budgétiser sur des travaux un peu moins talés que ceux de l’UNCAM ou de la HAS, d’avoir des syndicats qui n’aient pas baissé culotte devant l’Ordre, donc devant l’Etat, pour veiller au grain. Car s’il est un fait incontestable c’est que ces dits syndicats, les garde-foutaises sensés nous protéger, sont vassalisés, rectumisés, et qu’ils font démonstration en la matière d’une « défense » de la profession particulièrement virile depuis trois ans…

 

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  Billet de mai 2009

 

A l’encre de tes vieux

 

Nous aurions aimé, bien sur, une mobilisation générale, in-furia, il y a six mois, lorsque Monsieur Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont massacré de manière parfaitement délictueuse et hussarde nos retraites en trahissant la parole d’Etat, un demi-séculaire, sur l’ASV. Nos syndicats, comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, sans doute fatigués de porter leur misère hautaine, ne piaillèrent pas mots, les lopettes…

 

S’il est fait un incontestable, depuis l’avènement de l’Ordre, c’est que ces syndicats, nos fesse-mathieux d’opérette, font du gras…

gras.jpg

 

Pourtant, et contre toute attente, surtout la leur, le spasme du 28 mai, la grande mobilisation des kinés devant les CPAM a bel et bien eu lieu.

 

Un grand merci à ceux qui en furent. Vous êtes les Eve et à dent à l’avoir encore un peu incisive, et à démontrer qu’un intellectuel assis (ce dont notre profession buissonne) va moins loin qu’une brute qui marche…

 

Déjà, sur leurs blogs respectifs, nos inénarrables Dupont et Dupond, nos centrales syndicales « représentatives » tirent à eux la couverture de ce micro-événement - autant dire pet d’acarien sur une toile cirée. On ne change pas une équipe de loosers qui gagne…

 

Pourtant, au-delà de leur querelle lassante et sempiternelle de diviseurs de la profession, ce soulèvement « populaire » n’est en rien rattrapable, ni par eux, ni par personne, c’est le premier pas du pas touche à mon kiné !

 

Une fois encore, chèr(e)s ami(e)s, vous qui en étiez, merci. Merci au nom de la profession. Vous êtes l’aube d’une révolte, d’une instruction, d’une introspection, d’une responsabilisation personnelle, improbable et que l’on espérait plus.

 

Et bon spéculum aux factotums syndicaux qui tenteront d’analyser pour leur propre compte l’atrium. Ils ne sont que petits bonhum…

 

Je suis fier de vous, les petits ! Vraiment fier !

 

Skudement vôtre !

 

Léon Truculus 

  
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