un point à mi-chemin sur l'ASV
Tout d’abord, merci à vous toutes et à vous tous qui, au-delà de vos appartenances idéologiques ou syndicales sans doute variées, avez signé, soutenu ou participé à diffuser la pétition pour l’ASV. Cette pétition, bien évidemment, n’est pas « nôtre », nous n’en sommes que les initiateurs, mais celle d’une profession - des professions, devrais-je dire, car ne nombreux autres paramédicaux nous ont fait l’amitié de nous rejoindre - et elle ne tire sa force et sa légitimité que de part votre présence.
Qu’elle plaise ou qu’elle déplaise dans sa forme, elle est aujourd’hui le plus fort mouvement d’union des professionnels contre cet attentat d’Etat envers nos retraites et le pacte paramédical.
Si près du but, nous pouvons regretter qu’aux alentours des 1 085 signatures elle semble s’essouffler et marquer un net ralentissement. C’est regrettable car à 2 000 nous devenions crédibles pour l’Etat et à 3 000 nous aurions été une des plus importantes pétitions jamais initiées par les masseurs-kinésithérapeutes.
Cet essoufflement à, à notre sens, deux origines :
L’insuffisance de la diffusion auprès des professionnels.
A peine 10% des MK sont sensibilisé par l’outil Internet. Ils sont donc, de ce fait, très peu mobilisables par ce vecteur. Mais les Skuds, bénévoles, n’ont pas les moyens de timbrer 65 000 enveloppes.
Le peu de relais de la part des syndicats.
A l’exception très notable d’Alizé, du SNKG, de la FFMKR des Bouches-du-Rhône et du SNMKR d’Ile-de-France, que nous remercions vivement, les syndicats dits « majoritaires », bien que connaissant l’existence de cette pétition à leur plus haut niveau, ne l’on pas cautionné ni ne la cautionneront.
Nous y voyons deux raisons :
Historique : les deux syndicats majoritaires, FFMKR et SNMKR, guerres d’influence obligent, ne soutiennent qu’exceptionnellement une action n’émanant pas de leur propre sérail. Et, en matière d’ASV, leur action a pourtant été totalement dérisoire et insignifiante.
Conjoncturelle : étant présents aux débats sur l’ASV et informés des desseins gouvernementaux, ils se trouvent aujourd’hui assis entre deux chaises, dans une position extrêmement inconfortable.
Mais nous restons optimistes car certains contacts nous permettent d’affirmer aujourd’hui que peu à peu, départements après départements, à défaut d’une politique « nationale », des soutiens plus « décentralisés » nous parviennent. Nous remercions par exemple « egora » qui vient de se joindre à nous ce jour.
Arrivé à ce stade, si près du but, nous osons à peine vous réclamer, nous réclamer, un nouvel effort, afin qu’ensemble nous touchions au cœur de cible. Pourtant, en ce cas, si tel est également votre souhait, il faut diffuser la pétition. La faire entendre. Les MK sont insensibles au Net ? Prenez votre téléphone, adressez un courrier à chaque consœur/confrère de votre ville, nos retraites, notre pouvoir d’achat, en dépendent ! Et, gageons que si les choses se passent ainsi, si chacun d’entre vous se sent intimement concerné, la pétition pour l’ASV atteindra les 3 000 signatures et « l’on » nous recevra pour nous entendre.
Il est tant, face à ces temps de crise profonde pour la profession, où chacun joue son avenir, l’avenir de sa famille, de cesser de s’en remettre aveuglément et confortablement à « l’autre ». Il est tant que chacun se responsabilise et prenne part à son propre destin. Et nos destins sont liés.
Pour ma part, pour un coût de six euros en timbres et un quart d’heure de « travail » j’ai adressé 10 courriers aux consœurs et confrères de ma ville, peut-être étrangers au Net, sur un texte très simple :
« Une pétition en ligne pour tenter de sauver notre retraite et notre pouvoir d’achat, sous la forme d’une lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy, est ouverte à tous les professionnels de santé paramédicaux sur projetmk.com
Déjà plus de 1 000 signatures de consœurs et de confrères.
Merci de faire suivre.
Merci à vous. Merci pour vous ».