Vox populi, Vox dei ?
Méthodologie:
Il s'agit d'un sondage de type aléatoire au sein d'une même grappe, ici une profession (nous ne choisissons pas les personnes).
Il fut utilisé un formulaire google à incrémentation dynamique en fichier type excel.
Le formulaire était contenu dans le courrier et désindexé du contenu du site kineskud pour un groupe (1201 réponses), donc en double aveugle. Et le formulaire fut rempli directement sur le site pour un autre groupe (1135 réponses), constituant un groupe en simple aveugle.
Tous les champs de réponse furent rendus obligatoires pour éviter le remplissage automatique logiciel.
Le dernier champ était l'émail du sondé.
Il fut pratiqué des carottages réguliers (deux par semaines) afin de surveiller les tendances et d'éliminer les doublons.
Nous avons créé des catégories afin d'observer la cohésion des réponses. (voir les traitements croisés en fin d'article).
Il fut procédé à la vérification d'émail en deux niveaux : simulation d'envoi de mail et vérification de la commande VRFY.
Les réponses de formulaires dont les formes d'émail étaient non conformes furent éliminées.
La marge d’erreur d’une enquête dépend d’abord du nombre de personnes interrogées.
Elle est du même ordre que celle que la loi de Gauss.
La marge d’erreur est d’un maximum de plus ou moins 4,5% pour 500 enquêté, 3,2% pour 1000, 2,2% pour 2000, mais encore 1,6 % pour 4000.
Il fut ainsi retenu 2295 formulaires pour 2336 retours sur 16000 courriers.
Résulats:
1.Mode d'exercice:
2. Souhaitez-vous un tarif unique pour les soins individuels? :

3.A combien fixeriez-vous les indemnités de déplacement?

4. Dans les limites de vos compétences, vous sentez-vous aptes à recevoir des patients en première intention thérapeutique? :

6. Pensez-vous que l'autonomie de la profession s'acquière par la reconnaissance d'un diplôme universitaire? :


10.Comment percevez-vous les futures évaluations des pratiques professionnelles?


12. Vous sentez-vous en accord avec le rôle dominant de l'ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes actuel ?

13.Un ordre a la mission disciplinaire et déontologique, avec, pour le reste, un avis consultatif. La chambre professionnelle regroupe les missions d'un ordre, avec ,en plus, des prérogatives syndicales. Seriez-vous pour une chambre professionnelle?


15. Si Oui, comment l'exercez-vous ?

16. Que pensez-vous d'un passage à un statut " médical à compétence limitée" comme les sages-femmes ?

17. En ce qui concerne la nomination de notre profession, quel titre préféreriez-vous ?

18. Etes-vous syndiqué(e) ?

19. Seriez-vous pour une consultation directe par questionnaire de ce type, régulièrement ?

Traitements croisés et comparatif:
Nous avons distingué cinq catégories dont le nombre été suffisant pour faire des statistiques: le groupe «première intention», le groupe «secteur 2», le groupe «syndiqué», le groupe « post-gradués» et un groupe «ordre» (ceux qui on répondu «oui» à la question 11).
Le groupe « général» étant l’ensemble des professionnels.
Nous n’avons pas créé de catégorie «salariés», car leur nombre est insuffisant pour être significatif.
Les grandes tendances de réponses se retrouvent dans toutes les catégories, ce qui rend cohérent et valide cette enquête.
Quelques exemples :
-Exercez-vous une pratique post graduée (ostéopathie, thérapie manuelle, kinésiologie, microkinésie, fasciathérapie..)?

-En ce qui concerne la nomination de notre profession, quel titre préféreriez-vous ?
-Vous sentez-vous en accord avec le rôle dominant de l'ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes actuel ?

-Un ordre a la mission disciplinaire et déontologique, avec, pour le reste, un avis consultatif. La chambre professionnelle regroupe les missions d'un ordre, avec ,en plus, des prérogatives syndicales. Seriez-vous pour une chambre professionnelle?
Les enseignements d'une telle enquête sont nombreux.
Un nombre important de professionnels nous a répondu, permettant la validation de ce sondage.
Le profil des sondés est essentiellement libéral (88,9%).
Nous pouvons distinguer deux types de réponses: les tendances (résultats à écart faible) et les réponses sans appel (résultats à écart fort) .
Ainsi, on peut dire qu'il y a une tendance pour la tarification unique de l'acte individuel.
Les trois tendances de réponse des indemnités de déplacement (4,5 et 10 euros) sont étonnantes.
Sans appel en revanche, la volonté de la profession pour un secteur 2.
Sans appel également la confiance en soi pour recevoir les patients en première intention thérapeutique, qui n'est pas forcement indexée sur la formation post-graduée, car 38 % des « non post-gradués» disent pouvoir recevoir des patients directement.
Sans discussion aussi, la volonté de mettre en place une DEP électronique simplifiée ou un système réunissant garantie et simplification.
Au niveau de la formation initiale, une majorité se dégage pour une corrélation entre diplôme universitaire et future indépendance de la profession.
Un score sans appel en ce qui concerne les stages hospitaliers qui sont largement plébiscités, de même que les pratiques pour l'obtention du D.E.
Les EPP sont mal considérées par 36 % d'entre nous et plus de 16 % ignorent de quoi il s'agit. Il faudra énormément de propagande et de pédagogie de la part de leurs promoteurs pour les faire accepter.
Une majorité (courte) souhaite que la profession se dote d'un ordre.
Cependant, 61,2 % des professionnels ne sont pas d'accord avec sa politique actuelle et une tendance se prononce pour une transformation en chambre professionnelle.
Autre bonne surprise : une forte proportion (58 %) d'entre nous pratique des techniques de formations post-graduées. Parmi ce groupe, 69,1 % le font de façon intégrée à la masso kinésithérapie.
C'est ce genre de résultat qui donne la source d'une frustration : les efforts fournis par rapport au tarif appliqué sont importants, et accumulés depuis longtemps.
Le changement de statut vers un statut plus large est plébiscité, preuve que la profession est consciente de ses capacités.
La dénomination préférée de la profession reste très majoritairement «Masseur kinésithérapeute», totalement à l'opposé de ce que les représentants syndicaux nationaux et les sociétés savantes souhaiteraient.
Le fait que 73 % de non-syndiqués aient répondu montre que l’on peut, si l’on s’en donne la peine, connaître vraiment l’avis de l’ensemble de la profession.
Le fort taux en faveur d’un futur questionnement par le biais de formulaire de sondage tel que celui-ci montre qu’il y a une envie certaine d’être entendu et de faire remonter vers les oreilles de nos décideurs une opinion trop longtemps ignorée.
C’était l’un des objectifs de Kinéskud.
Aux critiques qui ne manqueront pas, nous afficherons finalement la même réponse : pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt, dans la mesure où c’est techniquement possible (voir l’enquête de valorisation lancée par le CNOMK) ?

