Actions ou fumigènes ?
Il est bon aussi de temps en temps de parler des actions de nos syndicats "représentatifs" en cette période de grands changements pour la profession et la santé en général.
Aussi dans le cadre du vote au sénat le SNMKR, sur son blog, publie les treize amendements proposés.Simple et brut de décoffrage, on comprend les motifs et les enjeux.
Là, les propositions de la FFMKR pour cette même loi.
Dans les deux cas , on apprécie cette série d'amendements dans lesquels , toutefois, on peut noter une certaine anxiété sur la gestion de l'argent de la formation continue, menacée par ce projet de loi, d'échapper à la gestion ( opaque ?) actuelle de nos syndicats.
Force est de constater, au passage, que l'on nous refourgue, pour le moment, gentiment et l'air de rien, les EPPs dans leur nouvelle mouture: Le développement professionnel continu. Grâce à cette rhétorique nouvelle, tel un marketing pipeau, la HAS, de conserve avec l'ordre et le ministère de la Santé espèrent nous faire avaler cette mesure annoncée, soi-disant, pour contrer les inégalités de traitements sur le territoire ( phénomène subit et nouveau que les gens de l'uncam viennent de découvrir ? et dont on va reparler).
Mission ordinale, dont l'image auprès des professionnels étant quelque peu abîmée, est refilée aux syndicats (coup de com).
Qu'il est paradoxal de se retrouver à imposer des évaluations à des consoeurs et confrères que nous sommes censés défendre ?
Quel mal-être de le faire en sachant que gronde l'aigreur de la non-revalorisation alors même que beaucoup ( et nous le verrons dans les résultats de notre sondage) se sont formés après leur diplôme.
Aussi, nos gentils syndicats vont-ils avoir la mission de faire avaler la pilule au grouillot de base (voir le snblog et la page de la fédé sus-citée), déjà surformé... Va falloir qu'ils usent leur salive, c'est pas gagné.
Et bien sûr, l'amendement à la suppression des CDOs qui fait mouiller tous nos ordinés, dans un silence de premier de la classe attendant le verdict des votes des sénateurs.
Bref ça colmate de partout, sans s'attaquer aux racines du mal: le financement. Le nôtre d'abord dont nous pensons que seul l'introduction plafonnée et planifiée d'un secteur 2 peut justifier la mise en oeuvre rapide d'une kinésithérapie de qualité déjà formée. Celui plus largement de l'assurance maladie, dont nous ne sommes pas comptables, mais dont on nous met le trou sous le nez en permanence.
Alors, les actions syndicales existent, mais l'ampleur des mesures de ce projet de loi est telle, qu'il est difficile de tout anticiper, surtout depuis la fuite des cerveaux syndicaux vers les projets ordinaux stériles pour la profession (sauf à nous coller les EPPs et les confrères en référé).
Soyons attentifs au double langage utilisé par l'habitus du pouvoir.
sousou