Bref état des lieux

Publié le par Kiné Skud

 Deux fois plus de cotisations l'année prochaine, pour deux fois moins de points retraites, et ce, sur le chiffre des honoraires conventionné.

Fragilité du monopôle du massage, défendu timidement par nos instances : manifestations des esthéticiennes, formations au massage des aides-soignantes par les CHUs.

Eclatement du thérapeutique des MKs par leur évincement de la reconnaissance du titre de l'ostéopathie ; puis par leurs divisions internes autour de ce titre.

Encouragements aux soins hors conventions par la presse professionnelle, les conférences syndicales, les firmes vantant leurs appareils toujours plus beaux et plus couteux.

Blocage de la réforme des études.

Divisions syndicales, guerres intestines de pouvoir.

Culpabilisation du professionnel de santé à réclamer son juste due. (Voir l'introduction de la convention à propos du déficit de l'assurance)

C'est le chacun pour soi qui règne en maître, où les derniers dinosaures MKDE essaient de tirer leurs épingles du jeu : blocage du numerus clausus, déconventionnement par zone, revente de cabinet.

Aucune vision globale, aucune noblesse dans le métier, aucune plus value à la kiné en 20 ans : erreur historique d'avoir voulu dissocier l'ostéopathie de la kinésithérapie au lieu de l'intégrer dans une kiné anoblie. Le pouvoir encore.

Si l'on anticipe les conséquences des EPP (évaluations des pratiques professionnelles), du panier de soins remboursé, alors nous pouvons voir émerger un rééducateur dépoussiéré  du massage et de la kinésithérapie (traiter par le mouvement) repris hors convention par le monde de l'ostéopathie. Le tout revendu, relooké par une nouvelle rhétorique d'inversion de valeurs.

Aussi, si nous ne nous unissons pas massivement,  nous ressemblerons aux quelques vitrines clinquantes qui commencent à fleurir ici ou là, telles des mutantes avant-gardistes ; ou nous travaillerons en OS dans les futurs dispensaires issus de la politique régional de santé.

photo: 1 devanture d'un MK (membre de l'ordre)

 Alors consœurs, confrères sommes nous réellement divisé en deux catégories : les marchothérapeutes et les commerçants ?
Publicité

Publié dans Les News

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Bonjour,<br /> Pourquoi ne pas signer votre article ?<br /> Il est toujours plus intéressant de savoir à qui on s’adresse ; Bref, un détail peut-être !<br />  <br /> Ce sont des problèmes graves qui sont évoqués ici. En effet, notre profession part en confiture. A qui la faute ; un peu à nous tous et beaucoup à nos instances.<br />  <br /> Ø Le monopole du massage ; je suis pour. Mais il faudra que la profession s’y implique vraiment !<br /> Ø L’ostéopathie, on nous a trompé jusqu’à la parution du décret de compétence et du titre d’Ostéopathe. C’est là que l’on s’aperçoit qu’au GVT il y a des copinages politiciens mais qui fonctionnent…<br /> Ø Le hors convention : notre GVT bloque la libération des tarifs et nous impose d’un autre coté le respect d’une convention qui lui interprète à sa guise…<br /> Ø La formation rénovée, nous en avons besoin ! Savez-vous que les programmes des IFMK datent des années 80 ? Curieux quand on pense que la reconnaissance d’un métier passe par la qualité de la formation et de sa maturité à l’autonomie. On nous a envoyé sur le chemin de l’autonomie et aujourd’hui, à la mi 2009, on nous renvoie dix ans en arrière avec une simplification administrative qui complique plus qu’elle ne simplifie…<br /> Ø L’image de devanture de cabinet proposée m’interpelle !<br /> Si je me réfère au code de déontologie ; elle est purement illégale ! Si celui-ci est membre de l’ordre, je me questionne encore plus sérieusement.<br />  <br /> Un seul mot d’ordre à vous tous fidèle lecteur des kinés skud, unissons-nous pour une véritable cohésion Masso-kinésithérapique. Où je pense tous les styles de pratique pourrons s’exprimer et s’épanouir sans honte…
Répondre