De la Création d'une académie et d'un pôle recherche.
Aujourd'hui, rien ne s'oppose à ce que nous prétendions devenir une profession médicale à part entière dans les années à venir et à postuler au Doctorat en masso-kinésithérapie. Rien, si ce n'est notre endémique manque d'ambition et notre complexe de « para »médicaux, savamment entretenue, c'est un fait, par les autorités de tutelles et le biotope médical ambiant.
Pourtant nous sommes loin de la genèse de notre profession où l'on nous reléguait à la « marchothérapie » et au massage pour tous et non hiérarchisé.
Nos techniques ont considérablement évolué et ont investi avec succès tous les secteurs de la médecine. De nouvelles méthodes de traitement ont fait leur apparition ou se sont généralisées (ostéopathie, uro-gynécologie, traitements vestibulaires, etc.). Nous sommes même parvenus à ce paradoxe tout hexagonal d'être à faire « pot commun » avec nos amis médecins sur le « titre d'ostéopathe » délivré par les Préfets de région, tout en restant... auxiliaires médicaux !
La création d'une « Académie de la Kinésithérapie » nous permettra d'obtenir nos dernières lettres de noblesse.
Sa mission sera de développer l'aspect scientifique et honorifique de notre profession.
Scientifique par la création de modules d'évaluation et d'homologation de nos nombreuses techniques, du bon usage et de la réelle efficacité de notre outillage courant - validation qui ne sera plus au bon vouloir de la presse scientifique étrangère ou de celle, toujours sujette à caution, des fabricants de matériels eux-même. Mais aussi création d'ateliers de recherche fondamentale ouvrant sur de nouvelles perspectives technologiques.
Honorifique par l'obtention d'un « label de qualité » incontestable, opposable à nos prescripteurs, et par le dépoussiérage de notre pratique, une fois pour toutes, d'habitus rééducatifs stériles, des techniques de peu d'intérêt, des matériels gadgets et préjudiciables à notre crédibilité.
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