De la Création d'une formation universitaire

Publié le par norro

Il est une situation révoltante, un « fait du Prince » restée sous le boisseau depuis trop longtemps dans une sorte d'apathie bon-enfant quasi-générale, c'est la mainmise absolue des écoles privées, hautement lucratives, sur notre formation. Etudes de médecine, de dentisterie ou d'infirmier sont à la charge de l'état, ce qui semble logique puisque d'une certaine manière nous nous rapprochons des métiers dits « régaliens » ou, pour être plus clair, des activités humaines hautement placées sous tutelle administrative . D'ailleurs, nombre d'entre nous sont purement et simplement annexés à la fonction publique.
Ce calme assourdissant, ce « silence, on détourne ! » profite bien évidemment à tout le monde... sauf à l'étudiant. Les écoles privées font leur beurre à bas bruit, l'état se désengage d'une formation coûteuse tout en récoltant les dividendes et, nécessairement, les filières belges universitaires font le plein et drainent vers elles chaque année des milliers d'hexagonaux ne pouvant s'offrir ni le luxe financier d'étudier en France ni celui de répondre aux critères devenus élitistes d'un « numerus clausus » franco-français à peine voilé, qui étonnamment, ne s'applique pas d'égale manière à nos frontières. A la manière de ce qu'il se passe dans les secteurs du commerce et de l'industrie, nous assistons à la délocalisation de notre formation à l'étranger pour raison de « coût de production ». Espérons au moins que cette formation ne sera pas un jour estampillée « made in China »...
Pourtant, d'un point de vue éthique « diplôme d'état » et « enseignement privé » forment un curieux mariage de concepts qui devrait faire à nos oreilles l'harmonieuse musicalité de la crécelle désaccordée où de la tondeuse à gazon du voisin, alors qu'on déjeune sur la terrasse par une belle journée d'été...
Nous proposons la fin du monopole des écoles privées. La mise en place d'une formation publique gratuite où le mérite primera sur l'argent et où la formation, de fait, restera hexagonale. Propositions aux enseignants de l'actuel « privé » de rejoindre les chaires universitaires.


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P
Cela fait bien 30 ans que j'entends parler d la gratuité des études et du pasage dans le système universitaire. Comme les Espagnols ou les Belges.
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P
Le processus de Bologne est en fait une manipulation des lobbyesindustrielsvoir videohttp://www.dailymotion.com/video/x8rxrj_du-processus-de-bologne-a-la-lru-un_newsla loi LRU en est issuevoir blog http://genevieveazam.over-blog.com/articles-blog.htmlvoir aussi article le  mondeet blog rebonds dans Libé
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A
Le système complet d'enseignement de la masso-kinésithérapie est à revoir...Oui aux filières universitaires mais pas que...Oui à une mise en place , enfin !!!, LMD et à la possibilité pour les futurs diplomés de ne pas avoir à recommencer tout un processus si, par hasard, ils s'étaient rendus compte que soit leur métier ne leur convenait pas, soit ce métier ne leur suffisait plus et qu'il voulait évoluer vers d'autres formations ( recherche, encadrement, médecine, restauration, mise en pli et tutti quanti...)A propos...est il normal que pour devenir cadre de santé ( un cadre c'est bien carré??? parce que parfois certains ne tournent pas vraiment ronds..) UNE seule église...euh pardon...école ...nous soit proposée????????? Quid des lois anti trust et de l'abolition de la pensée unique???OUI à une formation complète en 5a !!! ou enfin gestion, comptabilité, communication, developpement, recherche et j'en passe seront mis en avant... Le CNRS et ces chercheurs travaillent sur certains domaines qui intéressent particulièrement les kinésithérapeutes mais combien le savent quand ils ne sont encore que des étudiants??? et surtout combien auront le temps de s'y intéresser coincés qu'ils sont par leur 3 petites années d'études à servir d'entonnoir à pensées uniques ( oui...je sais...y a pas de "s" à pensée unique sauf que chaque école à SA propre pensée unique ce qui en fait donc plusieurs dans l'hexagone) à NOS MAITRES et de larbins fourre tout à nos hopitaux ( et tout ça gratuitement!!!! nous sommes la rare profession qui passons presque la moitié de notre temps en stage, qui payons notre formation et qui n'avons le droit à aucune compensation !!! Je me rappelle meme de certaines cantines de cliniques ou je devais payer mon repas/sandwitch de midi !!!).Nous ne servons qu'un seul dieu , l'Etat !!! Il se sert parmi nos étudiants pour remplir des hopitaux, des crf, ... qui sans eux seraient LARGEMENT en sous effectif et tout ca gratuitement... Il ne paye ces memes kinés que sur une grille salariale de technicien ( même notre 3 e annee n'est pas validée!!!!  ) et ne permet d'évolution vers rien d'autre ou pas grand chose.Mais qui osera casser ce business si lucratif ( Env 4000e par an pour un etudiant soit environ 200.000 e CA par promo soit 600.000 e CA sur les 3 a pour un total de 2900 heures de cours pour les 3 ans soit un tarif horaire TRES intéressant de 207 euros!!!! Bien entendu vous ajoutez à tout cela la prepa payante , les fournitures payantes, les formations post "universitaires ( LOL ) et la...ca devient du tres tres tres tres tres bon et gras!!!!)Pour info, j'ai suivi ma formation au CEERRF -> allez jeter un oeil sur le site www.societe.com et regardez leur bilan 1 870 000 euros de CA en 2007 et si vous lisez bien le bilan vous comprendrez encore d'autres choses... Une de nos "grandes" écoles parisiennes, l'EFOM 6 000 000e de CA en 2008!!! Pas mal qd meme. Pour résumer : AHHHHHH LOBBYING quand tu nous tiens!!!!Est il si étonnant que certains représentants syndicaux/de l'ordre soient aussi chef d'établissement/enseignant de ces mêmes écoles???Entre les uns qui ne veulent pas, et les autres qui ne veulent pas non plus... Ou est la place pour la future formation kiné? Et surtout ou est le futur pour les kiné que nous sommes déja ou que nous serons un jour???
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C
vive le vatican..voir communiqué ci-dessous<br /> "<br /> " <br /> <br /> Le 18 décembre dernier le gouvernement français a signé en catimini un accord avec le Vatican permettant la reconnaissance de diplômes profanes délivrés par les universités catholiques relevant de la papauté !<br /> <br /> <br /> <br /> La communauté universitaire s’en est émue via un communiqué de la<br /> <br /> Conférence des Présidents ci-après<br /> <br /> <br /> <br /> L’accord entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes nationaux ravive inutilement le débat sur la laïcité. Selon cet accord, les diplômes délivrés par les instituts catholiques contrôlés par le Vatican seront reconnus en France au même titre que les diplômes délivrés par les universités publiques. Non seulement cet accord porte sur les diplômes canoniques, ce qui peut se concevoir mais mériterait discussion, puisque les diplômes canoniques font partie du champ initial des instituts catholiques, mais aussi sur les formations profanes, ce qui est proprement inacceptable. Si le processus de Bologne instaure la reconnaissance européenne des diplômes européens, il n’impose nullement à chacun des Etats-membres de reconnaître automatiquement, comme équivalents aux diplômes dispensés par ses établissements nationaux, les diplômes des autres établissements européens. Or si la reconnaissance des diplômes canoniques délivrés par les institutions catholiques relève bien du processus de Bologne, notamment parce qu’elle n’entre pas en concurrence avec les diplômes nationaux, celle des diplômes profanes délivrés par les instituts catholiques s’impose tellement peu que l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholique n’en était semble-t-il pas informée, selon La Croix du 19 décembre dernier ! Quelle nécessité d’avoir ajouté cette clause provocatrice, qui constitue un précédent inacceptable, et qui ne peut que soulever les protestations de l’ensemble de la communauté universitaire, soucieuse de défendre les valeurs laïques et républicaines ?<br /> <br /> En outre, le biais retenu pour cette démarche, à savoir un accord international piloté par le Ministère des Affaires Etrangères, est particulièrement incongru, s’agissant d’établissements avec lesquels les universités françaises entretiennent depuis longtemps, dans plusieurs régions françaises, des liens de proximité et d’actives collaborations : ce type d’accord international, en effet, conduit à rappeler que chaque institut catholique français est, de droit, une implantation universitaire étrangère qui serait, pour tout ce qui concerne le pilotage et l’accréditation des formations, une émanation directe du Vatican. Est-ce bien l’objectif visé par la démarche ? »
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T
Perso,je suis De 97 de l'ifmk limoges":CROIX ROUGE FRANCAISE":28000F/an à l'époque...<br /> Pourtant,mon papa et ma maman ont tjs envoyé des sous bénévolement pour leur bonne cause(la cx rge)...???????????????????
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