Du libre-choix du nombre de séances
Depuis 2005, cela devrait être mais n'est pas (ou si peu) et ce malgré la (molle) pression de la CPAM sur le prescripteur. La greffe ne prend pas. Cela va chercher bien plus loin qu'un habitus médical au cuir épais, il s'agit d'une réticence profonde du médecin à lâcher les rênes hiérarchiques de l'inféodation et, de ce fait, à nous accorder un semblant de partenariat ; « para » médicaux nous sommes, « para » médicaux nous devons rester.
Pourtant bien souvent, le prescripteur le reconnaissant lui-même - à chacun son métier - il n'a qu'une connaissance approximative des modalités et des limites de la kinésithérapie, à peine quelques heures d'(in)formation dans son long cursus universitaire, et il n'en possède qu'une lecture statistique ; « 15 séances, çà devrait suffire »...
De plus, soyons pragmatiques, si l'on nous présume suffisamment « adultes » pour décider seuls du nombre de séances à pratiquer, nous supposons l'être également pour en juger soit de l'excès soit de l'insuffisance et, ce dernier cas échéant, pour savoir reconduire de notre propre-chef le traitement sans devoir en appeler à un nouveau passage obligé et onéreux du patient par la case « prescripteur ».
Nous proposons le libre-choix du nombre de séances, de leur renouvellement si nécessaire avec information au médecin sous la forme d'un « Bilan intermédiaire », médecin qui devient alors un « partenaire » et non plus un « maître d'œuvre » isolé dans sa tour d'ivoire et évoluant à tâtons. Libre-choix évidemment conservé au prescripteur de poursuivre ou d'interrompre à tous moments la rééducation de son patient dans l'optique d'une orientation thérapeutique différente ou d'un désaccord.