De la suppression de la DEP

Publié le par l


S'il est une attitude humiliante à notre égard, c'est la persistance de l'entente préalable. Cela sous-entend que nous sommes à priori une profession immature et susceptible d'escroqueries, au point qu'une instance supérieure forcément « mieux morale » doit y veiller. Mais cela insinue également que nos prescripteurs sont passibles de médiocrité, d'erreur médicale et d'abus.

La DEP est également le joug autours duquel s'articule notre inféodation endémique au « para » médical et l'enclume qui plombe nos envolées émancipatrices.

Nous n'accordons aucun droits aux instances de tutelles de se prévaloir plus vertueuses ou d'une plus haute lignée éthique que nous. Nous leur concédons seulement le souci du saint porte feuille en vertu duquel elles bafouent notre respectabilité.

La CPAM de son côté, très pusillanime, ne parvient pas à nous lâcher la bride et à sauter le pas. Incessamment elle revient sur ses positions premières ; rétablissement de la DEP au-delà de 30 séances l'an pour un patient et, dernièrement, envoi au médecin-contrôleur des ordonnances dans tous les cas de figure (ce qui revient à une forme de D.E.P. qui ne dit pas son nom...).

Nous proposons le rejet pur et simple de l'entente préalable sous toutes ses formes, lourdeur administrative, déni de respectabilité. Nous ne sommes plus à la maternelle pour être « fliqués » de la sorte ni pour avoir à lever le doigt pour demander à la maîtresse l'autorisation d'aller aux commodités. Et puis, après tout, nous n'avons pas à justifier d'une ordonnance de soins qui n'est pas de notre fait, n'y a assister la CPAM dans sa démarche de suspicion envers le médecin-prescripteur. Que de temps gagné pour tout le monde ! Que de respect des uns envers les autres restauré ! 

Nous proposons le « Bilan » comme source d'échange inter-professionnel, mais infra-administratif. « Bilans » non pas en lieu et place de l'entente préalable, qui doit tout bonnement disparaître, mais par respect envers le suivi médical du patient. Nous conserverons archivées, comme preuve de notre bonne-foi, les ordonnances, consultatives à souhait par les autorités de tutelles en cas de contrôle. Ces mêmes autorités qui, de toutes les manières bénéficient aujourd'hui de puissants outils informatiques permettant de tracer à coup sûr nos « profils individuels d'activité » et suffisants à nous placer, le cas échéant, devant nos responsabilités et nos débordements.


 

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R
seule kiné pour 6000 habitants il m'est impossible de collecter toutes les ordonnances des patientsaussi ai je décidé de continuer à donner l'entente prréalable aux patients ,quelque que soit le nombre de séancesje simplifierai ma démarche quand les documents seront numérisésj'ai reçu un courrier d'avertissement des la caisse que j'ai détruit immédiatiement
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S
Tout à fait d'accord.<br /> La suppression de la DEP actuelle ne garantit en rien le paiement des séances effectuées.Il y aura des contentieux dans l'avenir avec ce système.<br /> Nous devrions parler de "Devis préalable".<br /> Il faut voir ce qui peut être simplifier.
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D
J'exerce dans les Landes. Le fait de ne plus avoir de DEP a permis à la cpam de pouvoir contesté des actes effectués jusqu'à 3 ans en arrière car sans la dep le delais des 15 jours pour acceptation n'est plus en place. Imaginez ce qu'une contestation de l'ams demandé, peut faire sur des ttt qui durent depuis plusieurs années. J'ai été obligé de mettre la cpam au TAS et j'ai gagné après quasiment 2 ans de procédure+ un contrôle d'urssar qui n'avait strictement rien à voir avec ça !!!!!. Sans le SNMKR, qui m'a monté le dossier, je ne m'en serais pas sorti. Donc l'abolition de la dep n'est pas sufisante.<br /> On peut envisager de reprendre l'ancienne habitude d'envoyer systématiquement des dep quelleque soit la prescription et d'éditer une feuille de soins par séance histoire de noyer la cpam sous la paperasse
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A
bénédicte<br /> 68 à 2008 40 ans ça vaut une médaille plûtot <br /> qu'un ASV dévalué.<br /> En effet il y a de quoi être ulcéré !
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B
J'ai lu avec beaucoup d'attention votre site et ses articles , pour ma part kiné installée et au "travail" depuis 68, j'adore ma profession et me suis recyclée constamment mais je suis ulcérée et d"goutée de tout ce qui se passe aujourd'hui . Merci à tous ceux qui ont encore la force de combattre . Confraternellement Benedicte BOIVIN
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