De la suppression des quotas
Certes, nous en sommes momentanément épargnés, mais bien malin qui saurait dire combien de temps durera cette trêve ?A l'heure où, vœux si cher à notre président M. Sarkozy, l'on nous invite à « travailler plus pour gagner plus » l'ombre inquiétante des « quotas » continue de rôder autours de nous, tapie en filigrane derrière chaque négociation, et prête à fondre à nouveau sur nos frêles épaules...
Nous proposons la suppression définitive des « quotas », du principe-même du « quota », car nous sommes une profession assez adulte pour savoir ce que nous avons à faire et de la manière dont nous avons à le faire. Ou bien, dans un esprit d'équité, que ces mêmes « quotas » soient également appliqués à nos amis médecins qui voient parfois impunément 60 patients par jour. Sont-ils plus moraux que nous parce que plus longuement formés ? La valeur n'attend pas le nombre des années (universitaires) et cette suspicion d'immoralité à notre égard est insultante.