De la suppression des quotas

Publié le par souscontrol


Certes, nous en sommes momentanément épargnés, mais bien malin qui saurait dire combien de temps durera cette trêve ?A l'heure où, vœux si cher à notre président M. Sarkozy, l'on nous invite à « travailler plus pour gagner plus » l'ombre inquiétante des « quotas » continue de rôder autours de nous, tapie en filigrane derrière chaque négociation, et prête à fondre à nouveau sur nos frêles épaules...

Nous proposons la suppression définitive des « quotas », du principe-même du « quota », car nous sommes une profession assez adulte pour savoir ce que nous avons à faire et de la manière dont nous avons à le faire. Ou bien, dans un esprit d'équité, que ces mêmes « quotas » soient également appliqués à nos amis médecins qui voient parfois impunément 60 patients par jour. Sont-ils plus moraux que nous parce que plus longuement formés ? La valeur n'attend pas le nombre des années (universitaires) et cette suspicion d'immoralité à notre égard est insultante.

 

 

 
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A
une question manu au-delà des quotasas tu une famille?moi oui deux enfants un crédit pour la maison et le reste comme tout le monde.Le voeu de un patient à la demi-heure je l'ai fait seulement au final il vaut mieux que tu sois au rmi tu t'en sort plus facilement à la fin du mois.Je ne suis pas une usine à gaz j'ai quatre patients à l'heure et je m'en occupe correctement car le secret résideaussi dans l'agenda où je ne mélange pas deux rééducation de l'épaule par ex mais un TSI avec un massage.Si nous avions des honoraires correctes nous ne serions pas obligé d'avoir des usines à gaz Quant aux quotas rassure toi usine à gaz ou pas tu seras dedans et tu verras aussi ton chiffre tombé car on veut que les kinés tombent.....alors il vaut mieux faire la lutte armée contre tout ces "traine savatte" de la kiné bureaucratique que de tirer sur quelques confrères qui ont mélangé "fordisme" et qualité... 
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S
Salut Manu,les quotas vont touchés tous le monde. Leur nouvelle forme prend celle de la limitation des actes en fonction des  pathologies  dont voici à chaud les premiers référentiels:Pathologie Nb Moyen Nb retenuCheville 11 10 Belgique (9 + 9)Canal Carpien 13 0 Pas de preuves scientifiques d'efficacité...PTH 22 15PTG 33 25Ligamentoplastie 35 40 Ceux là, ils vont en CRF, faux bien qu'ils bossent...Pahto de la coiffe 35 30Alors, oui, tu seras aussi concerné. 
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M
Je pense comme certaines personnes que les quotas ne font flipper que les usines à patients, ceux qui font du mercantilisme et qui ont peur de voir filer leurs "clients" chez un confrère (oui, il ya des kinés qui ont 40 patients par semaines et d'autre 100!!!). Avec 2 ou 3 patients de l'heure aucune inquiétude pour les quotas. Au delà, à moins d'entrainer une équipe de foot, c'est irrespectueux envers les patients. Pour l'augmentation des honnoraires: OUI. Mais problème...Ce qui sera donné d'une main sera retiré de l'autre (augmentation des plafonds de sécurité sociale chaque année = PLUS de cotisations URSSAF et CARPIMKO!!).
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R
C'est un raisonnement parfaitement simple et sain que tu tiens. Moi, ce que je trouve extrahordinaire c'est que l'on puisse en tenir un différent.Je suis éberlué en parcourrant les différents sites de voir qu'il y a encore des collègues capables de se satisfaire de la situation et de la trouver normale. Souvent même ils en rajoutent une couche et argumentent sur nos peu d'années d'études, le travail de salopards que l'on fait forcément tous. Je me demande parfois si certain ne sont pas venus chercher Jésus Christ dans notre profession? A moins qu'ils soit luthériens et sur terre pour en baver? Ou tous simplement masochistes... Comme si vouloir vivre décemment de son métier, élever sa famille de manière honorable avec des horaires de travail raisonnables étaient une sorte de blasphème.Moi, je n'ai pas prononcé mes voeux. J'exerce en conscience, et j'aimerais pouvoir continuer à le faire sans état d'âme, ce qui devient de plus en plus compliqué...Ces gens qui se satisfons de la situation, en réalité ce sont eux qui font que toute une profession soit amené de plus en plus à saloper le travail. Ils devraient y réfléchir avant de nous donner sans cesse des leçons de morale...
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R
C'est un raisonnement parfaitement simple et sain que tu tiens. Moi, ce que je trouve extrahordinaire c'est que l'on puisse en tenir un différent.Je suis éberlué en parcourrant les différents sites de voir qu'il y a encore des collègues capables de se satisfaire de la situation et de la trouver normale. Souvent même ils en rajoutent une couche et argumentent sur nos peu d'années d'études, le travail de salopards que l'on fait forcément tous. Je me demande parfois si certain ne sont pas venus Jésus Christ dans notre profession? A moins qu'ils soit luthériens et sur terre pour en baver? Ou tous simplement masaochistes...
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