Du respect de l'Ordre,mais..
L'Ordre est né dans la douleur, le nier serait faire preuve de partialité ou d'aveuglement, et son avenir promet d'être, pour longtemps encore, singulièrement houleux. Nous y voyons trois raisons fondamentales.La première, c'est que cet « Ordre » nous a été imposé par les centrales syndicales « mieux-pensantes » soit moins de dix pour cent de la profession, profession qui elle, forcément, ne pense pas... Surtout imposé sans le moindre esprit consultatif ou référendaire, et ce en une cooptation toute « initiée » des responsabilités et des titres honorifiques qui s'apparente d'avantage à la distribution des « bâtons de Maréchaux » qu'à un réel souci d'ouverture et de transparence.
La deuxième raison, c'est l'avènement d'une cotisation prohibitive, l'une des plus chère - si ce n'est pas la plus chère - de l'ensemble du corpus médical, liée de toute évidence à un train de vie sénatorial, ou à un manque de modération, de nos fraîchement ordinés.
La troisième raison, c'est la volonté évidente de poursuivre à entretenir l'ensemble de la profession en dehors du débat, dans un état de confusion quasi-léthargique. Il ne faut surtout pas se laisser leurrer par ce « saupoudrage de participatif » à l'heure du vote pour le renouvellement des sièges, car tout le monde sait, et plus encore ceux qui auront essayé, que, sortie de la voix royale des syndicats, se faire élire à une fonction ordinale lorsque l'on vient de la société « civile », est un vœu pieu et tient du parcourt du combattant...
Mais l'Ordre est là et bien là et nous devons faire avec. Nous ne pouvons donc que l'inciter à quelques aménagements vitaux pour la paix des esprits et sa propre pérennité, car « ordiné » ne doit pas devenir un nouveau métier de la kinésithérapie et un emploi échappant à tous contrôles.
Nous proposons le non-cumul des mandats syndicaux/ordinaux, pour plus de lisibilité et plus d'émergence des « vocations ». Cotisation inférieure à 150 euros car la cotisation actuelle est tout simplement honteuse. Alignement des indemnités journalières des membres de l'Ordre sur celles de la formation continue édictées par la CPAM ; être « ordiné » ne doit pas être plus incitatif que de se former à sa profession. Cahier des charges consultatif et référendaire sur les grands thèmes structuraux. Mise en place d'un accessit sincère et honnête aux fonctions ordinales, échappant d'une manière ou d'une autre aux « griffes » syndicales, particulièrement acérées en ce domaine.
Sinon, abolition de l'Ordre et reprise des négociations sur la base d'un référendum porté cette fois à l'échelon de l'ensemble de la profession.