Chambre avec vue
Voici un article publié il y a une dizaine d'années et qui nous semble toujours d'une incroyable actualité... Une chambre, pour quoi faire ?
De nombreuses questions concernant les chambres professionnelles reviennent régulièrement quand nous abordons le sujet avec les MK.
L'enquête conduite par le SNKG et MK-France en 1997, nous a amené à constater que le plus petit dénominateur commun des problèmes de la kinésithérapie, était l'absence de démocratie directe.
Face au pouvoir des Caisses et des Mutuelles, et du gouvernement, face à la suprématie médicale omniprésente à tous niveaux, face aux exigences sans cesse croissante des patients consommateurs, notre profession aligne deux syndicats désignés par les pouvoirs publics, sur les bases de critères qui jetteraient dans la rue n'importe quel syndicat de salariés (5% d'adhérents).
De plus, et Madame GUIGOU le confirme, la signature au bas d'un document, engage plus de
39 000 professionnels.
Pour cela, il suffit d'un seul syndicat !
39 000 professionnels.
Pour cela, il suffit d'un seul syndicat !
Ces dernières années, la CNAM a pu nous faire éponger son plan social en imposant l'informatique, et Sésame-Vitale par exemple.
Le principal signataire est appelé, pour subsister, à faire végéter notre profession.
Le principal signataire est appelé, pour subsister, à faire végéter notre profession.
La vision des Caisses, et du gouvernement, est toujours à court terme.
Solidarité et qualité seront toujours utilisés comme cache-sexe à une véritable préoccupation comptable, elle aussi bien légitime.
Solidarité et qualité seront toujours utilisés comme cache-sexe à une véritable préoccupation comptable, elle aussi bien légitime.
L'ORDRE tant souhaité (par tous les professionnels ?) a des fonctions très certainement nécessaires, sauf s'il s'agit de défendre un corporatisme étroit qui immobiliserait toute créativité.
En l'absence de structures adaptées, les syndicats " représentatifs " assument des tâches qui ne devraient pas les concerner.
Pour cela, ils restent tributaires du sponsoring, de la formation permanente, du FIF-Pl, de la formation juridique, etc…
En l'absence de structures adaptées, les syndicats " représentatifs " assument des tâches qui ne devraient pas les concerner.
Pour cela, ils restent tributaires du sponsoring, de la formation permanente, du FIF-Pl, de la formation juridique, etc…
Le débat, s'il a lieu, ne sera réservé qu'aux seuls adhérents, et encore, à condition qu'ils soient abonnés aux journaux (pas forcément délivrés avec la cotisation de base) sous tendus par les mêmes.
Les agriculteurs, les commerçants, certaines professions libérales bénéficient depuis longtemps de chambres professionnelles.
Les élections, garanties par l'Etat, permettent à chacun, pour des cotisations modestes, de bénéficier de l'information, de la formation, de la préservation d'une certaine éthique.
Ces chambres ne mettent pas en péril l'existence des syndicats, dont la charge est d'assumer le débat professionnel, la défense de ses membres et la promotion de ses idées aux élections professionnelles.
Les élections, garanties par l'Etat, permettent à chacun, pour des cotisations modestes, de bénéficier de l'information, de la formation, de la préservation d'une certaine éthique.
Ces chambres ne mettent pas en péril l'existence des syndicats, dont la charge est d'assumer le débat professionnel, la défense de ses membres et la promotion de ses idées aux élections professionnelles.
En conclusion, le modèle de chambre que nous préconisons réunirait les fonctions ordinales et une partie des fonctions assumées aujourd'hui par les syndicats.
Une véritable démocratie élective par tous, produirait une réelle importance pour toute la profession, libérale et salariée, en échange d'une cotisation modique !
Comme toute idée nouvelle, nous nous attendons à ce que nos thèses soient réfutées, voire traitées par la dérision ;
Cela semble la condition " sine qua non " pour faire prospérer n'importe quel projet.
Cela semble la condition " sine qua non " pour faire prospérer n'importe quel projet.
L'essentiel est qu'on en parle, alors Caméristes en Anticaméristes, à vos plumes…….
Robert MARCHAND
Président du S.N.K.G.
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