Conflits d'intérêts,commission d'accréditation et lois.

Les kinésithérapeutes ont le don de donner le bâton pour se faire battre. Ils ne profitent pas d'une des rares occasions de s'unir autour d'une cause commune. En effet, les ni-ni ont fait main basse sur les commissions régionales pour l'attribution des titres d'ostéopathes avec la passive complicité des kinésithérapeutes y siégeant.
Les ni-ni ont obtenu de ces commissions qu'elles demandent des preuves administratives de l'exercice de l'ostéopathie. Or, seuls les ni-ni bien sûrs et les kinés ne pratiquant plus que l'ostéopathie étaient en mesure de fournir les papiers demandés.
Pourtant, la loi est toute autre. Les textes sont clairs. Ni l'arrêté SANH0721334A, ni l'arrêté SANP0721336A ne mentionnent le besoin de preuves administratives. Seulement : "La description détaillée de leur activité d'ostéopathe (date de début, type d'actes réalisés ...) et tout document justifiant de leur expérience d'ostéopathe" Avec les mots "tout" et "document" au singulier.
On peut s'interroger sur l'attitude des kinésithérapeutes siégeant aux commissions.
Un début de réponse peut permettre de lever le voile lorsqu'on regarde de près les solutions qui nous sont proposés après rejet de nos dossiers par les commissions. Il y a bien sûr la commission de recours et le tribunal administratif, mais certains commencent à nous dire qu'il serait possible de repasser le DO. Dans leurs écoles de préférence. Cela nous éviterait le coût d'un procès qui peut être long. Cela surtout engraisserait les boîtes à fric que sont la plupart des écoles d'ostéopathies. Car il ne suffirait pas de repasser le DO. Non. Il faut refaire tout le cursus. Et comme il faut pomper les élèves jusqu'au dernier euro, les cursus sont de 5,6, voire 7 ans alors que le décret impose une formation sur 3 ans.
Non seulement le droit n'a pas été respecté, non seulement il y a un abus de pouvoir, mais en plus ça frise l'escroquerie.
Pendant ce temps, que fait l'Ordre ? Quelles sanctions seront prises contre ces kinésithérapeutes qui œuvrent contre l'intérêt de la profession au mépris de la loi ?
Pour une fois que l'Ordre peut prouver qu'il peut servir à quelque chose, nous l'attendons.